Historique

 

L'UQAT : quand la réalité dépasse le rêve

Depuis 1969, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) est un moteur de développement de tous les milieux socioéconomiques de la région. Successivement rattachée à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), au siège social de l’Université du Québec (UQ) et à l’Université du Québec en Outaouais (UQO), elle devient un établissement à part entière du réseau de l’UQ en 1983. Après seulement quelques années d’existence, les gens de la région se sont approprié l’établissement : « l’Université » est devenue « Notre Université ».

Ainsi, après plus d’un quart de siècle, l’UQAT se démarque sur plusieurs plans en enseignement, en recherche et en services à la collectivité. Grâce à son expertise reconnue, l’institution occupe une place de plus en plus significative, non seulement sur l’échiquier régional, mais aussi provincial, nationale et international.

« Votre pays, ce n’est pas dans les forêts, dans les mines ou dans la terre qu’il se fera, mais dans l’esprit des gens d’ici. » — Gilles Boulet, président du réseau de l’Université du Québec, 1983.

Origine de l’Université

1971

Au Québec, les universités perpétuent la grande tradition universitaire occidentale qui provient de l’Université de Bologne, créée en Italie en 1088. La forme de leur existence juridique varie. L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue est issue du réseau de l’Université du Québec, créé en 1968 dans la foulée de la Révolution tranquille au Québec.

Au-delà donc de leur existence juridique, nos universités sont façonnées par la tradition universitaire. Leur mission est de transmettre les connaissances, par l’enseignement, de faire avancer les connaissances, par la recherche, et de conserver les connaissances dans des institutions qui résistent aux modes, aux époques et au temps. Autre caractéristique unique aux universités, cette mission s’exerce dans un contexte de liberté académique, donc d’indépendance envers les états et les corps sociaux et économiques, et par l’exercice d’une fonction critique, qui permet à l’Université d’être un îlot de pensée libre où la société est soumise à une constante évaluation.

Voilà pourquoi l’UQAT est une université au sens noble du terme, enracinée dans son territoire, en lien étroit avec son milieu, mais toujours fidèle à la tradition millénaire dont elle est issue.

Notre histoire

Par décennie
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Faits marquants
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Recteurs
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Présidents
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Doctorats honorifiques
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Médailles d'honneur
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Par décennie

L'accessibilité demeure une priorité

AccessibilitéSalle de vidéconférence

Les dix premières années du 21e siècle sont marquées par la nomination de Johanne Jean au rectorat. Sous sa gouverne, l’UQAT fera des pas énormes en matière d’immobilisation et de déploiement international. En effet, malgré les problèmes récurrents de financement de l’Université, la volonté de maintenir et de développer une université forte demeure une priorité de la communauté universitaire.

L’accessibilité aux études demeure également l’un des objectifs principaux. L’UQAT développe un réseau intégré d’enseignement à distance qui permet à de très petits groupes d’étudiants de bénéficier de programmes offerts sur l'ensemble du territoire. L’Université répond favorablement à une demande de la communauté de Mont-Laurier et ouvre un centre pour desservir la MRC Antoine-Labelle. Enfin, les programmes offerts sur DVD se multiplient, surtout en sciences de la santé et en sciences de la gestion.

L’internationalisation de l’enseignement

L’internationalisationÉcole de terrain en géologie

L’UQAT s’internationalise et accueille des étudiants de plusieurs pays, attirés par la qualité de l'enseignement et de la recherche dans plusieurs secteurs, dont les nouveaux médias, la foresterie, les mines et l'environnement. C’est en 1999 que l’UQAT accueille son premier étudiant étranger, venu du Maroc, pour venir étudier en génie. Le recrutement d’étudiants étrangers se fait principalement par les professeurs qui se déplacent dans différents pays dans le cadre de conférences et de forums.

Cohorte d'étudiants chinoisCohorte d'étudiants chinois

En 2005, l’UQAT signe une entente de coopération avec l’Institut Guiyang et le Centre d’échange culturel international de la provine de Guizhou en Chine. Il est maintenant possible pour les étudiants et les chercheurs en multimédia des trois établissements d’organiser des échanges. Il s’agit du début d’une collaboration qui permettra davantage à l’Université de confirmer sa réputation à l’international.

La même année, l'Université se prépare à accueillir une première cohorte d'étudiants chinois en multimédia.

L’UQAT : des créneaux d’excellence en recherche

En 2000-2001, 6,4 M$ sont consacrés à la recherche. Les subventions et les projets passent à 11,5 M$ en 2005-2006. La moyenne de subvention par professeur atteint 115 000 $. L'UQAT, toujours fidèle à sa volonté d'occuper son territoire, choisit de décentraliser ses installations et ses activités de recherche. Le campus de Rouyn-Noranda demeure une importante base d'opérations pour la majorité des équipes. La Station de recherche en foresterie est construite en Abitibi-Ouest. Le campus d'Amos bénéficie de laboratoires en foresterie et d'une équipe qui fait émerger la recherche sur les eaux souterraines. La recherche en communications souterraines et la recherche impliquant les Premiers Peuples s'articulent autour du campus de Val-d'Or. Au début des années 2000, 40 % des projets de recherche en foresterie sont réalisés dans la région Nord-du-Québec.

Le Laboratoire de recherche pour le soutien des communautés (LARESCO) est créé et se donne pour mission de soutenir, par des recherches appliquées, les pratiques de développement humain et social dans la région. Entre 2004 et 2006, il termine quinze projets et l’équipe conduit en 2007 cinq importants projets de recherche, notamment sur la lutte à la pauvreté, sur la présence des Autochtones dans la région urbaine de Val-d’Or ainsi qu’un projet sur les troubles envahissants du comportement.

Station FERLDStation de recherche de la FERLD

En 2005, l’UQAT procède à la phase I de la Station de recherche de la Forêt d’enseignement et de recherche du lac Duparquet (FERLD), fournissant alors aux chercheurs et aux étudiants les installations nécessaires pour mener leurs travaux dans les meilleures conditions. La phase I comprend quatre bâtiments : le laboratoire de dendroécologie, un deuxième laboratoire pour le traitement primaire d’échantillons de terrain de toutes sortes, un pavillon d'hébergement et un pavillon communautaire multiservice. La phase ll de l’agrandissement de la Station de recherche de la Forêt d’enseignement et de recherche du lac Duparquet (FERLD) se fait en 2010. On construit alors le pavillon d’hébergement Desjardins, un bâtiment offrant aux chercheurs et aux étudiants le confort d’une résidence.

L’UQAT inaugure en juin 2006 un complexe de laboratoires et de serres en ligniculture et en sylviculture qui occupe la plus grande partie du sixième étage du Carrefour du savoir Harricana, où est situé le campus de l’UQAT à Amos.

En 2009, on inaugure le laboratoire de biomatériaux, un investissement de plus de 2 000 000 $ en Abitibi-Ouest. Installé dans les locaux administratifs de Tembec, le laboratoire mettra à la disposition de trois chercheurs et d’une quinzaine d’étudiants à la maîtrise et au doctorat les équipements nécessaires pour poursuivre des travaux sur l’utilisation de fibres naturelles comme l’écorce, le feuillage, les fibres agricoles et les produits recyclés pour produire des bois-plastiques.

En juin 2011, on inaugure le laboratoire d’hydrogéologie au campus d'Amos. Ces infrastructures permettront notamment de pousser les recherches sur les eaux souterraines.

Station agroalimentaireInauguration de la Station agroalimantaire de l'Abitibi-Témiscamingue

Le 30 août 2011, on inaugure la Station de recherche agroalimentaire de l’Abitibi-Témiscamingue. La campagne de financement de la Fondation permet d’amasser un peu plus de 1 M$ en trois mois dans le milieu témiscamien. Une mobilisation sans précédent.

En 2012, l’UQAT choisi de scinder en trois l’Unité d’enseignement et de recherche en sciences appliquées afin de mieux répondre aux besoins spécifiques des équipes de recherche et d’enseignement. On crée l’École de génie, l’Institut de recherche sur les forêts (IRF)et l’Institut de recherche en mines et en environnement (IRME).

Remise des joncsCérémonie de remise des joncs

L’École de génie se concentrera sur l’enseignement au 1er et 2e cycle et favorisera le développement de nouveaux programmes dans des domaines en croissance comme le génie électrique et le génie civil. L’École de génie aura aussi comme objectif d’améliorer la visibilité institutionnelle et les liens de collaboration avec les entreprises de la région.

UQAT-PolyInauguration de l'IRME UQAT-Polytechnique

Par la recherche et l’enseignement aux cycles supérieurs, l’IRME développe des solutions environnementales pour l'ensemble du cycle de vie d'une mine comme secteur d'innovation, contribuant ainsi à la compétitivité et à l'acceptabilité des projets miniers. En 2012, l’UQAT, Polytechnique Montréal et plusieurs partenaires miniers (Agnico Eagle, Corporation Minière Osisko, IAMGOLD Corporation, Rio Tinto Fer et Titane inc. et Xstrata Nickel Mine Raglan), inaugurent le nouvel Institut de recherche en mines et en environnement UQAT-Polytechnique. D’une valeur de près de 10 M$ répartis sur sept ans, ce partenariat novateur permettra la réalisation d’une programmation de recherche de pointe et la formation d’une main-d’œuvre hautement qualifiée.

IRFL'équipe de l'IRF

L’IRF qui se concentre aussi sur la recherche et l’offre de programmes de 2e et 3e cycles a pour mission de contribuer au maintien des services rendus par les écosystèmes forestiers par une approche interdisciplinaire en recherche et en formation ainsi que dans la diffusion et l'intégration des nouvelles connaissances auprès des multiples usagers du territoire.

Pour faire face aux défis du 21e siècle, l’UQAT dispose maintenant de huit chaires de recherche : la Chaire Desjardins en développement des petites collectivités, une Chaire conjointe avec l’Université de Sherbrooke en douleur, une Chaire industrielle CRSNG-UQAT-UQAM en aménagement forestier durable, une Chaire industrielle CRSNG-Polytechnique-UQAT en environnement et gestion des rejets miniers. S’ajoutent également des Chaires du Canada sur la restauration des sites miniers abandonnés, sur la gestion des rejets miniers sulfureux par remblayage, sur l’écologie forestière et l’aménagement forestier durable et une Chaire sur la valorisation, la caractérisation et la transformation du bois.

L’UQAT et les Premiers Peuples

Pavillon des Premiers-PeuplesLe tipi au Pavillon des Premiers-Peuples de Val-d'Or

La planification pour les années 2003-2008 a suscité de nombreuses réflexions sur les relations avec les communautés autochtones. La volonté de travailler davantage avec cette population conduit l’Université à inscrire les services aux Premières Nations dans les enjeux du plan qui se traduiront par le développement de programmes et de services ainsi que par la construction du Pavillon des Premiers-Peuples au campus de Val-d’Or.

En 2006, le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, M. Pierre Corbeil, annonce son appui financier pour le projet d’un nouveau pavillon au campus de Val-d’Or. Cette annonce s’ajoute au financement du ministre fédéral du Travail, M. Jean-Pierre Blackburn. Le lancement officiel des travaux est lancé en 2008 pour ainsi inaugurer le Pavillon des Premiers-Peuples en août 2009.

L’UQAT s’immobilise

Les résidencesRésidences du campus de Val-d'Or

En 2010, afin de répondre à la demande de logements de plus en plus grande de la part des étudiants, la Société immobilière de l’Université du Québec construit des nouvelles résidences étudiantes à Rouyn-Noranda et à Val-d’Or.

Agrandissement Rouyn-NorandaInauguration de l'agrandissement du campus de Rouyn-Noranda

En septembre 2012, l’UQAT inaugure l’agrandissement de son campus de Rouyn-Noranda. D’une valeur de 26,4 M$, le projet prévoit l’aménagement de 2 500 mètres carrés pour la recherche et de 1 000 mètres carrés pour l’enseignement. Il privilégie l’utilisation du bois en plus de recourir à des composantes performantes sur le plan énergétique. L’agrandissement abrite maintenant plusieurs laboratoires de l’Institut de recherche en mines et en environnement, de l’Institut de recherche sur les forêts et de l’École de génie. On y trouve également un centre de langues, un centre d’intervention interdisciplinaire pour les étudiants en psychoéducation, un studio de captation de mouvements pour les étudiants en création et nouveaux médias et un tout nouveau bistro.

Un vent de changement

SolidaritéSolidarité régionale

L’arrivée de Jules Arsenault permet l’adoption d’un nouveau plan de développement et l’UQAT entreprend un important virage vers la performance institutionnelle en misant sur l’intelligence et la capacité de travail de la communauté universitaire et sur des liens indéfectibles avec la région.

L’UQAT adopte également un plan de développement des services universitaires à Val-d’Or qui aboutit à la création du Centre d’études supérieures Lucien-Cliche, abritant le Cégep et l’Université.

MaquetteMaquette de la construction du nouveau campus de Rouyn-Noranda

Toujours dans l’objectif d’être une université à part entière, l’UQAT entreprend le projet de construction du campus de Rouyn-Noranda. Celui-ci est accepté par le gouvernement et l’inauguration a lieu en 1996.

Un mode audacieux de développement de programmes

Accord KatowiceSignature de l'accord Katowice

Le recteur Jules Arsenault établira au cours de la décennie 90 une nouvelle formule de développement de l’enseignement pour contrer de façon efficace les difficultés inhérentes à l’approbation des programmes en sciences appliquées et pour les cycles supérieurs en sciences de la santé. En général, pour y arriver, on engage des professeurs qui élaborent et offrent des programmes au premier cycle, puis aux cycles supérieurs. Les étudiants à la maîtrise et au doctorat fournissent l’aide nécessaire au développement de la recherche par les équipes dirigées par les professeurs.

À l’UQAT, il a été impossible de suivre ce modèle. En effet, l’élaboration d’un programme universitaire est une longue course à obstacles à travers plusieurs organismes. Il faudra par exemple plus de huit ans pour développer le programme de baccalauréat en sciences sociales et presque autant pour le programme de baccalauréat en génie. Il est donc impossible, pour l’UQAT, de répondre rapidement et adéquatement aux besoins souvent pressants de la société et de la région.

Selon le recteur Jules Arsenault, l'important est d'avoir des idées et des chercheurs intéressés, et l’UQAT possède les deux ingrédients. Les bons projets attirent le financement. L'Université choisit donc de développer des équipes de recherche dans des secteurs où les programmes sont difficiles d’accès, telles la forêt et les mines. Les chercheurs attirent des étudiants et offrent ensuite des programmes de cycles supérieurs, surtout grâce à des ententes de collaboration et à des extensions conclues avec d’autres universités. On travaillera ensuite à l’élaboration de programmes de premier cycle.

Cette formule, qui a conduit plusieurs observateurs externes à qualifier l’UQAT de délinquante, lui permet de développer d’importantes équipes de recherche qui sont aujourd’hui reconnues partout dans le monde. Elle permet également d’attirer des étudiants de 23 pays, qui choisissent désormais l’UQAT pour la qualité de ses professeurs, de ses chercheurs et des programmes qui y sont offerts.

Déploiement de l’enseignement à distance

Enseignement à distanceSalle de vidéoconférence à Chibougamau

À la fin des années 1990, le patrimoine académique s’est enrichi et l’Université offre 32 certificats, 19 baccalauréats, 8 maîtrises et 3 doctorats. L’enseignement à distance se développe en direct, avec des classes reliées par tableaux électroniques et plus tard, par vidéoconférence et par l’offre de cours médiatisés sur vidéocassettes et sur DVD.

Explosion de la recherche

Explosion de la rechercheSciences du comportement

En 1990-1991, 750 000 $ sont consacrés à la recherche alors qu’en 1999-2000, on cumule 5 M$ en subventions versées aux équipes et aux unités de recherche. Les unités d’enseignement et de recherche et la commission des études adoptent une politique de la recherche, qui regroupe l’ensemble des politiques, guides et procédures en la matière.

En sciences humaines, des professeurs font avancer les connaissances dans le domaine de l’efficience cognitive et de ces recherches émergent des formations qui sont offertes partout au Québec, de Chibougamau jusqu’à la Gaspésie.

L’Unité de recherche sur les interactions humaines (URIH), qui travaille depuis plusieurs années à des projets sur le développement de la petite enfance, utilise les résultats de ses études longitudinales pour les intégrer dans d’intéressants projets d’intervention précoce en milieu de garde.

Afin de répondre aux besoins du monde rural, l'UQAT crée en 1993 sa toute première chaire de recherche, la Chaire Desjardins en développement des petites collectivités.

En sciences appliquées, l’Unité de recherche et de service en technologie minérale (URSTM) prend progressivement un virage vers l’environnement minier, qui débouchera sur l’implantation de chaires quelques années plus tard. En foresterie, les collaborations avec l’UQAM permettent d’inaugurer une forêt d’enseignement et de recherche près de Duparquet.

En 1999, l’implantation de la téléphonie cellulaire en Abitibi-Témiscamingue permet à l’Université de développer un nouveau secteur de recherche. La licence du CRTC accordée à Télébec Mobilité l’oblige à investir un pourcentage de ses revenus à l’intérieur de projets de recherche. L’entreprise décide de s’associer à l’Université pour créer le Laboratoire Télébec Mobilité de recherche en communications souterraines sans fil. Le laboratoire est installé à Val-d’Or et réalise d’importants travaux en collaboration avec l’Institut national de la recherche scientifique, Télébec, l'Institut international des télécommunications, l’Université Laval, l’Université d’Ottawa et les Laboratoires universitaires Bell.

Explosion de la rechercheRecherche URIIC

La recherche explose, atteignant 5 M$ en 1999 et, depuis lors, la moyenne de subventions de recherche par professeur atteint 100 000 $ par année. Les projets se comptent par dizaines, en sciences sociales, en sciences du comportement, en sciences de la santé, en sciences de l'éducation et en sciences appliquées, notamment en foresterie, avec la Forêt d’enseignement et de recherche du lac Duparquet et la Chaire en aménagement forestier durable UQAT-UQAM.

Douze nouveaux programmes après un an d’existence

Diplômées inuitDe fières diplômées

Les années 1980 seront marquées par une lutte récurrente pour l’obtention d’un financement adéquat. Cependant, pendant que les administrateurs se mobilisent autour des dossiers budgétaires, les professeurs s’engagent résolument sur la voie du développement des programmes, heureux de pouvoir enfin répondre aux besoins de formation spécifiques à notre territoire. Dès la première année d’existence de l’UQAT, 12 nouveaux programmes sont élaborés et 2 maîtrises s’ajoutent à l’offre de formation.

Les 64 professeurs entreprennent d’offrir un programme de formation des maîtres chez les Inuit. Ceux-ci continuent aussi à tisser des liens avec les communautés des Premiers Peuples en leur offrant plusieurs cours ponctuels.

Une ouverture vers un monde de recherche

Un monde de rechercheLaboratoire de recherche en foresterie

À l’aube des années 1980, on fait de la recherche sur la relaxation, les maux de dos, le décrochage scolaire, la didactique, l’évaluation des enseignements, le marketing et l’organisation du travail.

Toutefois, la région souhaite que l’Université investisse davantage dans des champs de recherche liés aux ressources naturelles. En novembre 1980, un groupe de travail, mis sur pied par la Corporation de développement industriel de Rouyn-Noranda, recommande que l’Université considère la recherche minérale comme un de ses axes de développement. En avril 1981, le Conseil de la recherche en sciences humaines du Canada (CRSH) octroie une subvention de 75 000 $ à l’Université. C’est la première fois qu’un organisme subventionnaire alloue des crédits en Abitibi-Témiscamingue.

En 1981-1982, 200 000 $ sont investis en recherche. Des professeurs réalisent une étude sur la problématique de l’exploitation et du développement de la technologie minérale en Abitibi-Témiscamingue. En sciences de la gestion, on met sur pied un groupe spécialisé de recherche et d’aide à la petite et à la moyenne entreprise. Des colloques sont organisés sur la productivité, les projets éducatifs, l’industrie du camionnage et sur les retombées du tourisme en Abitibi-Témiscamingue.

Dès sa création, l’UQAT instaure un laboratoire de mécanique des roches et crée une première structure de recherche en foresterie qui, quelques années plus tard, prendra le nom d’Unité de recherche et développement forestiers en Abitibi-Témiscamingue (URDFAT). Grâce à des ententes avec le milieu, l’Université entreprend de participer aux travaux du nouveau Conseil régional de recherche en agroalimentaire. En sciences du comportement, les professeurs participent au Groupe de recherche interdisciplinaire sur la prévention à l’inadaptation sociale. À compter de 1985, on développe d’importants projets de recherche qui mettent en valeur les ressources de l’Université. Que ce soit dans le domaine des mines, de la forêt, de l’agroalimentaire, de la nordicité, du développement des services éducatifs et de la planification du développement régional, professeurs et étudiants des cycles supérieurs peuvent apporter un concours efficace au développement des connaissances dans chacun de ces secteurs.

À titre d’exemple, citons le laboratoire de recherche en pétrographie et minéragraphie avec le Cégep, le laboratoire de communications humaines, le centre de recherche et de diagnostic en gestion des PME, le groupe de recherche sur l’expérimentation sociale et le laboratoire de myothérapie pour les problèmes reliés aux maux de dos.

La création de l’Unité de recherche et de services en technologie minérale (URSTM) en 1985 constitue le premier pas en vue d’offrir des programmes en génie. L’Université bénéficie d’un don des équipements de laboratoire d’environnement de la Société d’énergie de la Baie-James à Radisson, qu’elle déménage pour implanter les premiers laboratoires au campus de la rue Mgr Rhéaume à Rouyn-Noranda.

Un virage important en 1988

Un virage importantJules Arsenault

La décennie 1980 se termine par une aggravation de la crise financière, à laquelle s’ajoutent des problèmes à la direction, puisque le recteur Trudel a quitté l’Université et que la Loi sur l’Université du Québec ne prévoit pas d’intérim officiel. Le conseil d’administration se réorganise et entreprend deux démarches importantes : le choix d’un nouveau recteur et la réalisation d’une planification stratégique.

En 1989, après avoir occupé maintes postes de direction au sein du corps professoral, Jules Arsenault, qui occupe alors le poste de vice-recteur à l'enseignement et à la recherche, est nommé recteur.

Mariage forcé, divorce annoncé

1970Étudiante devant le Pavillon Jacques-Roux, à Rouyn-Noranda

Le réseau de l’Université du Québec a été mis sur pied entre autres, pour prendre la relève des écoles normales, qui assuraient jusqu’alors la formation des enseignants. Les premières universités sont créées à Montréal (UQAM), Chicoutimi (UQAC), Rimouski (UQAR) et Trois-Rivières (UQTR). Dans l’Outaouais, on instaure les services universitaires dans l’Ouest québécois et l’UQTR implante en Abitibi-Témiscamingue les services universitaires du Nord-Ouest. En septembre 1970, des cours sont offerts dans 11 localités, dont Chibougamau et Mont-Laurier.

En 1972, l’UQTR se retire de l’Abitibi-Témiscamingue et jusqu’en 1976, les services universitaires sont jumelés avec ceux de l’Outaouais dans la Direction des études universitaires dans l’Ouest québécois (DEUOQ), organisme sans statut juridique créé sous l’égide du siège social de l’Université du Québec. En 1972, le gouvernement du Québec donne à la DEUOQ un statut d’école supérieure sous le nom de Centre d’études universitaires dans l’Ouest québécois (CEUOQ), dont le siège social est installé à Hull. La population de l’Abitibi-Témiscamingue n’est pas satisfaite, car l’Université ne peut développer les programmes qui soutiendraient son développement, notamment en sciences.

Les professeurs du campus de Rouyn-Noranda se montrent très actifs et multiplient les pressions pour que l’on sépare les deux régions. Ils ont en partie gain de cause en 1979, alors que le conseil d’administration du CEUOQ met sur pied la Commission du Nord-Ouest, prélude à l’autonomie complète qui se fait encore attendre. En 1981, l’Université du Québec à Hull (UQAH) reçoit par lettres patentes du gouvernement du Québec son statut d’université à part entière dans le réseau de l'Université du Québec (UQ) et décide de se départir de ses obligations en Abitibi-Témiscamingue.

Les débuts de la recherche

Laboratoire en rechercheRecherche en laboratoire

Le corps professoral est jeune en 1970. Les professeurs consacrent beaucoup de temps à la préparation de nouveaux cours, à la gestion académique et l’essentiel de leur recherche consiste à faire avancer leur projet de doctorat.

Les premières recherches s’articulent autour d’un Centre d’études du Nord-Ouest québécois, centre de documentation qui recueille les travaux des étudiants et les rapports de recherche des professeurs portant sur le milieu régional. Les premiers projets touchent l’économie, l’histoire, la géographie et le tourisme.

À l’été 1971, des étudiants à temps complet travaillent avec des professeurs sur cinq projets : une étude sur le potentiel touristique de la région, un inventaire des besoins en communication, une étude sur la décentralisation des activités culturelles, un projet de colonie de vacances pour des enfants défavorisés et une analyse écologique et biologique du lac Dufault.

L’UQAT reçoit ses lettres patentes

Lettres patentesObtention des lettres patentes

Avec la création de l’UQAH, la rupture est totale entre l’Abitibi-Témiscamingue et l’Outaouais et la partie restante du CEUOQ se retrouve sans statut. Depuis la création de la Commission du Nord-Ouest, les membres de la communauté universitaire et la population de l’Abitibi-Témiscamingue se sont mobilisés pour obtenir à leur tour un statut d’université constituante du réseau UQ. Cependant, il leur faudra faire la démonstration de la nécessité et de la viabilité d’une telle université. Le siège social de l’Université du Québec reprend l’enseignement universitaire sous son aile pour le Nord-Ouest et met sur pied une nouvelle structure sans existence juridique, le Centre d’études universitaires d’Abitibi-Témiscamingue (CEUAT), géré par une commission qui a notamment pour mandat de préparer un plan de développement justifiant l’émission des lettres patentes créant l’UQAT.

De 1981 à 1983, une mobilisation sans précédent a lieu de Témiscaming à Chibougamau, alors que tous les corps constitués de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec effectuent des travaux et des pressions politiques, s’associant aux professeurs, chargés de cours, étudiants et membres du personnel et de la direction du CEUAT.

Conférence de presseConférence de presse

Le 19 octobre 1983, leurs efforts sont récompensés. Au cours de cette journée, le Conseil des ministres adopte le décret 2160-83, instituant l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, avec le plein statut d’université membre du réseau UQ. Fait à noter, l’UQAT est à l’époque la seule université à choisir le nom de sa région plutôt que le nom de la ville de son siège social.

René Lévesque présent pour l’inauguration officielle

InaugurationRémy Trudel et René Lévesque

Deux cérémonies seront organisées pour souligner l’événement. Le 28 novembre 1983, le ministre de l’Éducation, Camil Laurin, vient à Rouyn-Noranda remettre les lettres patentes et le premier ministre du Québec, René Lévesque, inaugure officiellement l’UQAT le 24 février 1984. Rémy Trudel, recteur de l’époque, affirme alors que « dorénavant, nous sommes responsables d’être bons! ».

Faits marquants

2013 — Pour célébrer les 15 ans de la Chaire, l’UQAT remet une médaille d’honneur à M. Roger Guy, l’un des penseurs et promoteurs à l’origine de la Chaire Desjardins en développement des petites collectivités.

2005 — M. Patrice LeBlanc succède à M. Mario Carrier comme titulaire de la Chaire Desjardins en développement des petites collectivités.

1997 — La Chaire Desjardins en développement des petites collectivités accueille la première Université rurale en Amérique du Nord. Près de 200 personnes participent à l’événement qui se déroule du 10 au 15 août 1997.

Lancement de la Chaire Desjardins en développement des petites collectivitésLancement de la Chaire Desjardins en développement des petites collectivités

1993 — Création de la Chaire Desjardins en développement des petites collectivités. Le professeur Mario Carrier est nommé officiellement titulaire de la Chaire. Il s’agit de la première chaire de recherche à l’UQAT. Le Mouvement Desjardins investit 350 000 $ dans la fondation de la Chaire.

1989 — Première Collation des grades officielle de l’UQAT.

collation_des_gradesCollation des grades

1972 — Les huit premiers finissants du Service universitaire dans l'Ouest québécois (SUNOQ) reçoivent leur diplôme des mains du président du réseau, M. Alphonse Riverain, venu à Rouyn-Noranda pour l’occasion.

2010 — M. Roger Gauthier devient président de la Fondation et travaille au financement des nouveaux instituts de recherche.

2004 — L’atrium du campus de Rouyn-Noranda fut baptisé l’Atrium David-Armand-Gourd et Jean-Joffre-Gourd à la suite d’un don en services de RNC Média, totalisant aujourd’hui 1 million de dollars.

2004 — M. Jules Arsenault, recteur de l’UQAT de 1989 à 2004 a légué 1 million à la Fondation lors de son décès en 2008, par le biais d’une police d’assurance-vie. Les bourses Jules-Arsenault ont été créées en sa mémoire et sont remises annuellement à des personnes qui étudient en sciences sociales, en psychoéducation et en sciences du comportement.

Conseil d'administration de la FondationConseil d'administration de la Fondation en 2009 (incluant les membres sortants)

2002 — M. Maurice Boutin succède à M. Murphy comme directeur général de la FUQAT. Pierre Maheux est alors nommé président de la Fondation, succédant au docteur Roch Paradis.

2001 — Une troisième campagne, présidée par M. Donald R. Murphy et ayant pour thème « Pour faire autrement », a été lancée avec un objectif de recueillir 7 M$. À la clôture de cette campagne en 2007, la Fondation a finalement recueilli 13,4 M$, incluant le financement des chaires.

1998 — 125 entreprises et 150 bénévoles ont participé aux travaux de construction de la maison de la Fondation. Construite en trois jours seulement, elle a été ensuite vendue, et les profits ont été versés à la Fondation.

1993 — Une campagne auprès des municipalités, unique au Québec, permet d’amasser 1 $ par citoyen par année pendant cinq ans. Cette campagne démontre une fois de plus les liens exceptionnels qui existent entre l’Université et son milieu. Dès la première année, 95 % des municipalités du Témiscamingue adhèrent à ce programme de dons.

Années 1990 — Sous la présidence de M. Frank Dottori, président de Tembec, la Fondation réalise sa deuxième campagne de financement et recueille 5,8 M$.

1985 — M. Hilaire Boissé devient le premier directeur général de la FUQAT. Lancement de la première campagne de la Fondation qui permettra de recueillir 1 M$. Grâce à ces sommes, les professeurs peuvent désormais compter sur des fonds les aidants à démarrer leurs projets et à obtenir des subventions des organismes gouvernementaux. L’UQAT se prépare à entrer dans le monde compétitif de la recherche.

1983 — Une première réunion a lieu en mai 1983, en compagnie du recteur Rémy Trudel. On nomme des administrateurs provisoires et on décide de mettre sur pied une fondation pour supporter le développement de l’enseignement et de la recherche à l’UQAT. Mme Suzanne Firlotte, M. Roger Gauthier, M. Dave Griffiths et M. Marcel Baril signent la requête d’incorporation de la future Fondation de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (FUQAT).

2007 — Deuxième phase de la construction.

2003 — Le Conseil du trésor autorise la construction de la phase I de la Station de recherche dans la Forêt d’enseignement et de recherche du lac Duparquet.

Inauguration de la StationInauguration de la FERLD

1996 — Inauguration de la Forêt d’enseignement et de recherche du lac Duparquet (FERLD).

2009 — Le Pavillon des Premiers-Peuples est inauguré en août 2009. Il démontre la capacité de la communauté universitaire de l’UQAT et des communautés autochtones à réaliser des projets communs pour le plus grand bien de tous.

Collaborations avec les Premiers PeuplesInauguration du Pavillon des Premiers-Peuples à Val-d'Or

2005-2006 — L’Université élabore une stratégie d’intervention sur sa mission d’enseignement et de recherche auprès des Premiers Peuples. Mme Édith Cloutier devient la première personne issue des Premières Nations à accéder à la présidence d’une université au Québec. Elle s’implique immédiatement dans le dossier du Pavillon des Premiers-Peuples, obtenant le feu vert à sa construction dans le cadre du Forum socioéconomique des Premières Nations à Mashteuiatsh.

Les années 90 — L’Université accueille ses premiers diplômés inuit en éducation. Afin de répondre à un besoin pressant de formation demandée par les autorités de la Nation Crie, le baccalauréat en travail social est adapté aux valeurs et à la culture de cette Nation et est offert en anglais dans neuf communautés.

Les années 80 — Les professeurs de plusieurs départements continuent à tisser des liens avec les communautés des Premiers Peuples. Plusieurs cours ponctuels sont offerts.

Fin des années 70 — L’Université développe ses services auprès des Premiers Peuples qui ont manifesté leur intérêt.

2011 — Les professeurs de l’UQAT ont maintenant accès à un outil d’enregistrement appelé Panopto qui peut être utilisé pour enregistrer du contenu de leurs cours et le partager avec les étudiants.

2010 — À l’automne 2010, l’UQAT offre pour la toute première fois, deux cours sur la plateforme VIA. Cette plateforme virtuelle permet aux professeurs de donner un cours en direct sur le Web, en plus d’interagir avec ses étudiants.

Les années 1990 — Implantation des deux premières salles de vidéoconférence à Rouyn-Noranda et à Val-d’Or, utilisant un lien de câblodistribution.

1989 — Le conseil d’administration vote une somme de 90 000 $ pour implanter un réseau d’enseignement à distance utilisant des tableaux électroniques.

Les années 1980 — À Rouyn-Noranda et Val-d'Or, il est facile de réunir plus de 25 étudiants par cours. Ailleurs en région, on peine à inscrire plus de 10 personnes dans une activité et l’Université n’a plus les moyens financiers d’engager et de déplacer des professeurs et des chargés de cours pour de petits groupes. Le service de l’audiovisuel cherche de nouveaux moyens de répondre aux besoins.

RégieStudio audiovisuel

1975 — Les expériences de télé-enseignement prendront une ampleur particulière alors que le gouvernement du Canada lance le satellite technologique de télécommunication HERMÈS. Le Centre d’études universitaires dans l’Ouest québécois (CEUOQ) bénéficiera de 40 heures d’enseignement, qui seront utilisées pour offrir un cours en vidéoconférence simultanément à Hull, à Rouyn-Noranda, à Chibougamau et à Val-d’Or. On utilisera également le satellite pour inaugurer le CEUOQ simultanément à Hull et à Rouyn-Noranda, par vidéoconférence.

Les années 1990 — Chaque syndicat devient indépendant et peut s’affilier à la centrale de son choix.

Signature convention collective des professeursSignature de la convention collective des professeurs

Les années 1980 — Signature des premières conventions collectives des chargés de cours et des employés de soutien, qui rejoignent les professeurs et les professionnels déjà syndiqués.

1971 — La première demande d’accréditation est faite par l’Association des professeurs des services universitaires du Nord-Ouest québécois. Monsieur Richard Adam, professeur à Rouyn-Noranda, en est le premier président.

1994 — Les étudiants du campus de Val-d’Or se créent une association étudiante avec laquelle l’AGEUQAT signe une entente de services.

1989 — L’AGEUQAT est accréditée et devient la seule association reconnue par l’Université pour représenter les étudiants.

1983 — L’AGEUQAT est à l’origine de la création de la librairie étudiante, qui deviendra une coopérative.

1983 — Année importante pour toutes les associations étudiantes du Québec. Le gouvernement adopte la Loi sur l’accréditation et le financement des associations d’étudiantes et d’étudiants.

1982 — L’Association générale étudiante de l’UQAT (AGEUQAT) est reconnue officiellement par la direction de l’Université à titre de représentante des étudiants de tous les centres régionaux.

Association étudiantesJournée d'étude sur la situation de notre université

1971 — Création de la première association étudiante de l’UQAT. Le premier dossier auquel la jeune association s’attaque est celui des locaux. Lors de la première rentrée universitaire, en septembre 1971, les étudiants suivent leurs cours dans un bâtiment préfabriqué, installé dans la cour arrière du Cégep comportant huit salles de cours et une salle de séjour.

2014 — L'Association des diplômés de l'UQAT devient les Services aux diplômés de l'UQAT.

2013 — L'Association des diplômés de l'UQAT célèbre ses 20 ans et lance la campagne promotionnelle « 14 500 diplômés qui changent le monde ». Cette campagne vise à augmenter le sentiment d'appartenance et de fierté de tous les diplômés de l'UQAT en illustrant comment d'anciens étudiants contribuent au développement de la région.

2001 — La campagne « Des chiffres et des lettres » permet d’amasser 60 000 $ sur un objectif total de 500 000 $ en cinq ans pour le Fonds des diplômés.

2000 — L’ADUQAT met sur pied un fonds des diplômés, doté d’un capital de 500 000 $ à recueillir en collaboration avec la Fondation. Les intérêts serviront à décerner des bourses d’études aux cycles supérieurs et au financement des bibliothèques dans tous les centres régionaux.

1996 — Dans le cadre des cérémonies d’inauguration du campus de Rouyn-Noranda, les retrouvailles des anciens de la communauté universitaire, incluant les diplômés depuis 1970, attirent plus de 700 personnes, dont une soixantaine de diplômés.

1990 — Claude Deraps, Chantal Lussier, Diane Couture et Rodrigue Larouche signent la demande d’incorporation de l’Association des diplômés de l’UQAT (ADUQAT). Ils sont soutenus par l’équipe du secrétariat général.

2000 — Création de L'Association des retraités de l'UQAT (ARUQAT)

Association des retraités de l'UQATMembres de l'Association des retraités
UbisoftGagnants du concours Ubisoft

2012 — Le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, par son département de cinéma, et l’UER en création et nouveaux médias s’unissent pour offrir une expérience unique de création à leurs étudiants en organisant le Cabaret de création cinématographique. Cette compétition amicale met au défi des étudiants en cinéma du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue et de l’UQAT de réaliser un court métrage en 72 heures avec l’aide d’un réalisateur professionnel. Fort de son succès auprès des étudiants et des cinéphiles, cette formule sera reprise annuellement.

2011 — Le succès de la délocalisation de programmes en multimédia dans la région de Montréal nécessite des espaces que le Cégep Édouard-Montpetit ne peut fournir. L’UQAT déménage donc ses activités et ses installations à l’École de technologie supérieure.

2007 — La programmation en multimédia et le dynamisme de l’équipe justifient la création d’une UER en création et nouveaux médias. À plusieurs reprises, les étudiants de l’UQAT remportent des compétitions interuniversitaires québécoises, canadiennes ou internationales en multimédia.

2005 — Inauguration de l’Université internationale du multimédia qui regroupe, grâce à l’UQAT, des universités de la France, de la Chine, de l’Île-de-la-Réunion, du Brésil et du Burkina Faso. Le professeur André Blanchard est nommé premier président de cette université. Une entente avec le Cégep Édouard-Montpetit de Longueuil permet d’offrir le certificat de création en 3D. L’Université se prépare à accueillir une cohorte d’étudiants en multimédia en provenance de la Chine.

MultimédiaVisite d'étudiants de l'Université de Belgique en multimédia

2004 — Le nombre d’étudiants en multimédia est suffisant pour créer un module entièrement dédié à cette discipline. Jusque-là, les programmes en multimédia faisaient partie de l’offre de formation du Module des sciences de l’éducation.

1998 — Le conseil d’administration ouvre les admissions au programme court de premier cycle de création en multimédia interactif. Ce programme suit l’adoption du baccalauréat interdisciplinaire en création visuelle et l’Université devient rapidement un chef de file au Québec dans le domaine de l’enseignement du multimédia.

2012 — La Collation des grades accueille les premières diplômées à la maîtrise en art-thérapie.

2011 — Célébration des dix ans du programme en art-thérapie lors d’un colloque organisé à Rouyn-Noranda et réunissant 115 participants du Québec et de la France. La maîtrise en art-thérapie est également créée.

2001 — La première cohorte du diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) est lancée.

Art-thérapieL'art-thérapie à l'UQAT

1997 — Les professeures Jocelyne Labrèche et Louise Poirier-Magassouba introduisent l’art-thérapie à l’UQAT. Le microprogramme est alors créé. Les programmes en art-thérapie à l’UQAT sont les seuls à être offerts en français en Amérique du Nord.

Recteurs

Johanne Jean, Jules Arsenault et Rémy Trudel Johanne Jean, Jules Arsenault et Rémy Trudel
Rémy Trudel, Johanne Jean, Denis Martel devant le Pavillon Jules Arsenault Rémy Trudel, Johanne Jean, Denis Martel devant le Pavillon Jules Arsenault

Denis Martel : Le consolidateur rassembleur — Depuis 2017

Denis MartelDenis Martel

Une expérience permettant de maintenir et consolider les orientations de l’UQAT
Recteur par intérim de l’UQAT depuis le 2 juillet 2017, Denis Martel fut nommé officiellement recteur par le gouvernement du Québec lors de la réunion du Conseil des ministres en décembre de cette même année. Auparavant, il avait occupé les fonctions de vice-recteur à l’enseignement, à la recherche et à la création dans ce même établissement. Au cours de sa carrière dans le domaine universitaire, il a également œuvré à titre de vice-doyen et de directeur des programmes et des institutions, de directeur de maîtrise et de professeur.

Originaire de Sherbrooke, Denis Martel détient un doctorat en sciences de la gestion de l’Université Montesquieu Bordeaux IV et une maîtrise en administration des affaires, profil recherche avec spécialisation en finance de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Consolider les valeurs de l’UQAT dans un contexte de croissance
Soucieux que l’UQAT conserve ses valeurs de créativité, d’audace et d’humanisme, et ce, dans un contexte de croissance remarquable, Denis Martel souhaite notamment mettre en place un plan de relève, assurer les partenariats multiples de l'UQAT et en développer de nouveaux.


Johanne Jean : une femme d’action et d’ambition — 2004-2017

Johanne JeanJohanne Jean

Une fière connaissance de l’Abitibi-Témiscamingue
Originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’actuelle rectrice de l’UQAT a acquis une sensibilité exceptionnelle et une connaissance approfondie des besoins des régions, plus particulièrement de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec.

Johanne Jean est titulaire d’un baccalauréat en sciences appliquées en génie géologique de l’Université Laval et une maîtrise en gestion de projet de l’UQAT. Dans les années 1980, elle fait ses premières armes comme agente de recherche, puis comme administratrice et chargée de projet dans l’entreprise privée, en géologie et en informatique. Elle offre quelques charges de cours qui lui font apprécier l’esprit de bâtisseurs qui règne à l’Université.

L’UQAT dans le cœur
En 1992, elle entame sa carrière à temps complet à l’UQAT comme professeure à l’Unité d’enseignement et de recherche en sciences de la gestion, elle enseigne au baccalauréat en administration et à la maîtrise en gestion de projet. L’administration académique devient vite une passion et elle dirige successivement le module, le département puis l’UER en sciences de la gestion. Elle assure la direction de la maîtrise en gestion de projet et ses pairs la nomment directrice de ce programme pour l’ensemble du réseau de l’Université du Québec.

Le recteur Jules Arsenault remarque ses qualités de rassembleuse et de gestionnaire. Il l’invite alors à déposer sa candidature et elle devient vice-rectrice à l’enseignement et à la recherche en 1999, jusqu’à son accession au rectorat en 2004.

Une rectrice aux grands projets
L’Université lui doit ses deux derniers plans de développement, qui consacrent l’internationalisation de l’enseignement et de la recherche à l’UQAT, et surtout le développement des services et des programmes offerts aux Premiers Peuples. Enfin, Johanne Jean a mené à terme, en quelques années seulement, un vrai tour de force; l’ensemble des projets d’immobilisations de l’UQAT, notamment l’agrandissement du campus de Rouyn-Noranda, le Pavillon des Premiers-Peuples, la phase II de la Forêt d’enseignement et de recherche du lac Duparquet, la Station de recherche en agroalimentaire de l’Abitibi-Témiscamingue, les résidences étudiantes à Rouyn-Noranda et à Val-d’Or ainsi que d’importants laboratoires de recherche à Amos et La Sarre. Enfin, c’est au cours de son deuxième mandat que Johanne Jean insuffle un souffle nouveau aux sciences appliquées par la création de l’Institut de recherche en mines et en environnement (IRME), l’Institut de recherche sur les forêts (IRF) ainsi qu’une École de génie.


Jules Arsenault : bâtisseur de notre université — 1989-2004

Jules ArsenaultJules Arsenault

Un coup de foudre pour l’Abitibi-Témiscamingue
Jules Arsenault a entrepris une carrière en éducation au début des années 60 dans sa région natale, la Gaspésie. Il arrive en Abitibi-Témiscamingue en 1975. Venu pour donner une charge de cours, il tombe en amour avec la région qui, dit-il, est accueillante et ouverte à tous ceux et celles qui veulent y bâtir quelque chose.

Un homme de passion et de confiance
Dès son arrivée en Abitibi-Témiscamingue, il s'engage dans son nouveau milieu. Il sera, entre autres, président du Salon du livre régional, président de deux salons de l’Internet et président du comité responsable de la publication d’un livre sur l’histoire de l’Abitibi-Témiscamingue. On le rencontre bientôt au Conseil régional de développement de l’Abitibi-Témiscamingue, puis dans de nombreux conseils d’administration de plusieurs organismes, dont la Caisse populaire de Rouyn-Noranda, le Fonds de Solidarité régionale et à celui d’Inno-Centre. Il devient avec les années une référence incontournable, quelqu’un qui analyse la réalité régionale avec perspicacité et originalité. Aujourd’hui, son nom attire le respect partout en Abitibi-Témiscamingue, car il a su placer son université au centre du développement social et économique de la région.

Le gouvernement du Québec a reconnu son expertise en lui confiant la coprésidence de la Commission d’étude sur la maximisation des retombées économiques des ressources naturelles dans les régions ressources et en le nommant membre de la Commission d’étude sur la gestion de la forêt publique québécoise.

Une université rebelle et performante
Sous son rectorat, l’UQAT est devenue l’une des universités les plus performantes en recherche au Québec. Pour obtenir de tels résultats, M. Arsenault a d’abord favorisé une recherche ancrée dans son milieu et liée aux problématiques d’une économie régionale centrée sur les ressources naturelles, dont la forêt, les mines et l’agroalimentaire. Au plan académique, c’est au cours des trois mandats de Jules Arsenault à titre de recteur que l’UQAT a développé son patrimoine académique, notamment dans de nouveaux secteurs tels que le multimédia au premier cycle, les sciences cliniques ainsi que l’environnement aux cycles supérieurs.

Un homme de cœur
Jules Arsenault est un bâtisseur de l’Université, mais il est aussi un bâtisseur de région. Sous son impulsion, l’UQAT s’est profondément enracinée en Abitibi, au Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec. Tout au long de son rectorat, il n’hésite pas à appuyer les professeurs qui établissent des liens avec les communautés inuit, cries et algonquines en vue de répondre à leurs demandes de formation. Les trois plans de développement adoptés sous son rectorat ont toujours favorisé l’occupation de notre territoire en déployant l’offre de formation et l’implantation d’équipes de recherche dans tous nos campus. Il s’agit là d’une inestimable contribution que seul un homme de vision possédant de remarquables qualités de leadership pouvait apporter à notre région.

Jules Arsenault est décédé en 2008. Homme de raison, il était également un homme de passions, habité en permanence par une volonté indéfectible de défendre l’injustice et de promouvoir les causes les plus nobles. Homme de cœur, il aimait profondément l’Université et la région. Au cours de ses trois mandats à titre de recteur, Jules Arsenault ne s’est pas limité à construire un campus à Rouyn-Noranda, à Val-d’Or et à Amos, il a augmenté la présence universitaire dans toutes les villes de la région. Il a voulu rendre accessible aux femmes et aux hommes l’éducation supérieure, ce qu’il appelait la véritable liberté, celle du cœur et de l’esprit.

Visualisez une courte vidéo retraçant des éléments importants de sa carrière.


Rémy Trudel : un recteur rassembleur — 1983-1988

Rémy TrudelRémy Trudel

Un homme d’éducation
Fils de Sainte-Thècle en Haute-Mauricie, Rémy Trudel a étudié en pédagogie à l’Université Laval à la fin des années soixante, puis en sciences de l’éducation à Trois-Rivières où il obtient un baccalauréat et une maîtrise. Au cours de ses années d’études, il développe son sens politique en œuvrant au sein des premières fédérations étudiantes universitaires.

En 1969, il est nommé par le ministre de l’Éducation, Jean-Guy Cardinal, au comité chargé de fermer les écoles normales et de transférer les programmes de formation des maîtres aux établissements de l’Université du Québec. En 1975, son goût de construire un pays neuf le conduit en Abitibi-Témiscamingue et il devient professeur au Centre d’études universitaires dans l’Ouest québécois (CEUOQ). Tout en enseignant, il termine son doctorat en administration scolaire.

Un homme de valeur
De sa carrière de professeur, nous nous rappelons sa pédagogie exceptionnelle, son sens des valeurs qu’il transmettait à ses étudiants et son implication auprès des personnes, des groupes et des organismes désireux de bénéficier de ses connaissances. Son sens de l’organisation et sa grande capacité à rassembler les gens en ont toujours fait une personne recherchée partout en région.

Nous lui devons, entre autres, l’offre de programmes et de cours sur les chantiers de la phase I de la Baie-James dans les années 1970. Au début des années 1980, il utilise la mission de services à la collectivité alors dévolue aux universités pour offrir les premiers services aux communautés autochtones.

À la tête des défricheurs
Dès le départ, Rémy Trudel ne craint pas de bousculer l'ordre établi. De tous les combats qu’il engage, celui de l’autonomie de l’Université est le plus ambitieux. En 1979, il entreprend les premières démarches, en s’alliant des professeurs de l’Abitibi-Témiscamingue, pour obtenir du siège social du CEUOQ, la création de la Commission du Nord-Ouest, première étape d’une gestion de l’Université par des gens d’ici. Avec la création de l’Université du Québec à Hull, Rémy Trudel fait en sorte que la transition du Centre d’études universitaires d’Abitibi-Témiscamingue vers l’UQAT soit la plus courte possible.

Tout en maintenant des contacts soutenus avec les milieux politiques, il préside le premier comité de planification chargé de préparer la justification de lettres patentes pour notre université. Il en devient le premier recteur en 1983 et il résume le long passé de luttes pour l’autonomie en affirmant, lors de l’inauguration de l’UQAT, par le premier ministre René Lévesque : « Dorénavant, nous sommes responsables d’être bons! ».

Un passage marquant
À Rémy Trudel, l’Université et la région doivent beaucoup. Il a repris le flambeau des défricheurs de 1970, mobilisé la communauté universitaire et la région, convaincu les politiciens de l’importance de doter l’Abitibi-Témiscamingue d’une université. Il l’a ensuite dirigée au moment des premières compressions budgétaires, n’hésitant pas à investir dans l’élaboration de nouveaux programmes et dans le développement de la recherche, notamment en sciences appliquées.

Présidents du conseil d'administration

Une université ne peut mettre en place des projets et se développer sans l’apport exceptionnel de son conseil d’administration. Depuis ses débuts, l’UQAT a été choyée de compter au sein de son conseil des hommes et des femmes passionnés qui croyaient et qui croient encore à une université humaine, créative et audacieuse. Ces visionnaires ont réussi à créer une université dont tous les employés, les retraités, les étudiants et les communautés qu’elle dessert sont fiers!

Pour voir la liste des membres du conseil d'administration actuel, cliquez ici.

Michel Leclerc
Michel Leclerc — Depuis 2015
Édith Cloutier
Édith Cloutier — 2006-2009
Claude Veillette
Claude Veilette — 1995-1997
Denis Pinet
Denis Pinet — 2013-2015
Roger Gauthier
Roger Gauthier — 2002-2006
Laurent Levasseur
Laurent Levasseur — 1989-1995
Roch Dubé
Roch Dubé — 2010-2012
Rita B. Barrette
Rita B. Barrette — 1997-2002
Jean Descarreaux
Jean Descarreaux — 1983-1989
Suzanne Firlotte
Suzanne Firlotte — 1980-1983

Doctorats honorifiques

Les doctorats honorifiques, aussi appelés doctorats honoris causa, sont émis par l’Assemblée des gouverneurs de l’Université du Québec sur la recommandation des conseils d’administration des établissements. Depuis sa création, l’UQAT a attribué 12 doctorats.

François Gendron - 2019

François GendronDenis Martel, Johanne Jean, François Gendron et Manon Champagne

Pour son engagement remarquable, ses années au service de l’éducation et de la sociale démocratie québécoise ainsi que pour sa contribution au développement du Québec et de ses régions, l’UQAT a décerné un doctorat honorifique à monsieur François Gendron dont la carrière professionnelle s’est échelonnée pendant plus de 50 ans, dont 42 ans en politique active. Né à Val-Paradis, François Gendron œuvra durant les premières années de sa vie professionnelle dans le domaine de l'éducation en agissant successivement à titre d’enseignant, de tuteur à la vie étudiante et d’animateur pédagogique. Impliqué dans le milieu syndical, il mobilisa son environnement à la cause du déploiement de la formation universitaire dans le nord-ouest du Québec. À l’âge de 31 ans, François Gendron devient député d’Abitibi-Ouest. Son parcours parlementaire l’a amené à occuper certaines des plus hautes fonctions de l’État québécois, dont différents postes de ministre tels que ministre de l’Éducation, ministre des Ressources naturelles et ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, trois ministères qui reflètent bien ses valeurs et ses préoccupations, ainsi que vice-premier ministre, vice-président et président de l’Assemblée nationale.

Geoffrey KelleyDenis Martel, Johanne Jean, Geoffrey Kelley, Rémy Trudel et Manon Champagne

Au cours de sa carrière, Monsieur Geoffrey Kelley a soutenu le développement des communautés autochtones au Québec, contribuant ainsi à briser les préjugés et à créer un dialogue entre les cultures par son approche respectueuse et inclusive. Détenteur d’un baccalauréat en histoire ainsi que d’une maîtrise dans ce domaine à l’Université McGill, il fut enseignant à l’Université McGill et chargé de cours au Collège John-Abbott ainsi qu’au Collège Marie-Victorin. Il occupa ensuite le poste d’attaché politique auprès du ministre Claude Ryan, d’abord au ministère de l’Éducation et, par la suite, à celui des Affaires municipales et de la Sécurité publique, ce qui lui permit de participer aux négociations pour la signature de la première entente tripartite entre les gouvernements provinciaux, fédéraux et de la Nation crie pour la création et le financement d’un corps policier autochtone autonome. Monsieur Kelley évolua pendant vingt-cinq ans dans le milieu politique, successivement comme attaché politique, député et ministre des Affaires autochtones. Partenaire de l’enseignement supérieur, il a été l’un des artisans de plusieurs projets structurants pour la formation collégiale et universitaire offerte aux jeunes autochtones du Québec, notamment par la création de centres d’éducation pour adultes à travers le Québec, la mise sur pied de l’Institut Kiuna ainsi que le Pavillon des Premiers-Peuples de l’UQAT.

Visionnez la vidéo de la remise du doctorat honorifique

Hommage à Geoffrey Kelley , par Denis Martel
Discours de Geoffrey Kelley (à venir)


Stanley Vollant - 2017

Stanley VollantJohanne Jean, Stanley Vollant, Manon Champagne et Denis Martel

L’Université a décerné la plus haute distinction universitaire à M. Stanley Vollant afin de reconnaître sa carrière impressionnante, marquée par une très grande persévérance. L’UQAT, qui a inscrit le partenariat avec les Premiers Peuples au cœur des enjeux de son développement dès les années 2000, désire ainsi souligner ce parcours qui représente une source d’inspiration exceptionnelle, notamment auprès des Autochtones souhaitant poursuivre des études postsecondaires. Premier Autochtone à avoir terminé des études universitaires en médecine à l’Université de Montréal en 1989 et à obtenir un diplôme d’études spécialisées en chirurgie en 1994 et chirurgien général à l’hôpital de Dolbeau-Mistassini au Lac-Saint-Jean, M. Vollant a aussi occupé des postes de professeur et de directeur de programmes aux facultés de médecine de l'Université d'Ottawa et de l'Université de Montréal. Après avoir parcouru les 6000 km reliant les communautés autochtones du Québec et de l’Ontario (marche Innu Meshkenu), il mit sur pied la Fondation « Chemin des mille rêves », dont la mission est d'inspirer et d'appuyer les Autochtones dans le développement de leur plein potentiel mental, spirituel, physique et émotionnel.

Hommage à Stanley Vollant, par Denis Martel
Discours de Stanley Vollant


Suzanne Lacasse - 2017

Suzanne LacasseJohanne Jean, Suzanne Lacasse, Manon Champagne et Denis Martel

Native de Rouyn-Noranda et femme de sciences exceptionnelle, Mme Suzanne Lacasse a obtenu un doctorat honorifique de l’UQAT afin de souligner son parcours professionnel remarquable. Scientifique de renom reconnue dans le monde entier, la docteure Suzanne Lacasse a développé une expertise exceptionnelle comme gestionnaire de projets majeurs en recherche, en conseils professionnels et en ingénierie appliquée. L’UQAT, qui a développé une équipe de chercheurs de niveau international dans le domaine des mines et de l’environnement en plus d’inscrire à son patrimoine institutionnel des formations en ingénierie cruciales pour le développement socioéconomique de l’Abitibi-Témiscamingue, est fière de remettre cette distinction hautement significative à la docteure Lacasse, membre de plusieurs organismes professionnels et scientifiques dans une dizaine de pays différents. Spécialisée en ingénierie géotechnique, Mme Lacasse occupe actuellement le poste de directrice technique du Norwegian Geotechnical Institute à Oslo. Elle a prononcé des conférences dans plus de 30 pays, en plus d'avoir rédigé 325 articles scientifiques. La docteure Lacasse a également reçu un doctorat honoris causa de l'Université de Dundee en Écosse et un autre de l'Université norvégienne des sciences et de la technologie. Elle est également membre de la Société royale du Canada et compte de nombreuses autres distinctions.

Hommage à Suzanne Lacasse, par Denis Martel
Discours de Suzanne Lacasse


Jacques Proulx - 2014

Jacques ProulxJohanne Jean, Jacques Proulx et Sylvie Beauchamp

M. Jacques Proulx est un homme libre et visionnaire qui, toute sa vie, a incarné le rêve du monde rural avec courage et conviction. L’UQAT a choisi d’honorer ce grand paysan, qui a notamment été président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de 1981 à 1993 puis président de Solidarité rurale du Québec de 1991 à 2008, pour le rôle majeur qu’il a joué dans les nombreuses luttes visant à redonner au monde rural ses lettres de noblesse. Pour l’UQAT, qui a été créée grâce à des hommes et des femmes convaincus de l’importance de l’accessibilité à l’éducation en région, qui a pu compter sur la détermination et l’audace de la région, de ses leaders et de nombreux professeurs pour se déployer sur l’ensemble de son territoire et particulièrement en milieu rural, Jacques Proulx a été et demeure encore aujourd’hui une source d’inspiration. La candidature de M. Proulx a été présentée par la Chaire Desjardins en développement des petites collectivités qui célèbre cette année ses 20 ans. Cette première Chaire de l’UQAT, qui est l’un des nombreux fruits des États généraux du monde rural, organisés en 1991 par l’UPA alors que M. Proulx en était président, est un outil extrêmement précieux pour la ruralité.

Hommage à Jacques Proulx, par Johanne Jean
Discours de Jacques Proulx


Jean Veillette - 2014

Jean VeilletteJohanne Jean, Jean Veillette Proulx et Sylvie Beauchamp

En remettant un doctorat honorifique à M. Jean Veillette, l’UQAT reconnaissait, pour la première fois de son histoire, la contribution exceptionnelle d’un homme de science. Pour l’UQAT, qui s’est construite à force de volonté et de passion, l’apport d’un collaborateur du calibre du Dr Jean Veillette est incalculable, tant pour les travaux de recherche réalisés que pour l’inspiration qu’insufflent sa large culture, sa personnalité et ses valeurs de chercheur scientifique. Amossois d’origine, le Dr Veillette compte parmi les hommes de terrain les plus expérimentés qui soient. Chercheur infatigable, il a réalisé tout au long de sa carrière des travaux de cartographie du Quaternaire, des études de transport et d’écoulements glaciaires, des études de paléoenvironnements ainsi que des études géotechniques en milieu de pergélisol en Abitibi-Témiscamingue et à maints endroits au Canada. L’intelligence, l’humanisme et la générosité du Dr Veillette ont, entre autres, permis des avancées significatives dans l’acquisition de connaissances géologiques qui ont été plus que bénéfiques pour notre université et notre région. Si l’UQAT peut aujourd’hui compter sur un groupe de recherche sur l’eau souterraine et des laboratoires à la fine pointe, c’est notamment grâce à l’implication du Dr Veillette.

Hommage à Jean Veillette, par Johanne Jean
Discours de Jean Veillette


Michèle Rouleau - 2009

Michèle RouleauÉdith Cloutier, Michèle Rouleau et Johanne Jean

L’Université a choisi de remettre un doctorat honorifique à Mme Michèle Rouleau pour avoir inlassablement milité en faveur des droits des femmes autochtones tout en travaillant comme communicatrice et consultante en affaires autochtones. Elle a, tour à tour, occupé les fonctions de directrice du Centre d’amitié autochtone de Senneterre, de coordonnatrice régionale à l’emploi des femmes autochtones à la Commission de l’emploi et de l’immigration du Canada, de présidente de l’Association des femmes autochtones du Québec, de commissaire à la Commission des droits de la personne et de la jeunesse et de membre de la Commission du renouvellement de l’Assemblée des Premières Nations du Québec. On l’a aussi vu sur plusieurs tribunes nationales et à l’animation des émissions d’affaires publiques à la télévision. Michèle Rouleau a reçu le Prix de la justice, le Prix droits et libertés et elle est Chevalière de l’Ordre national du Québec.


Henri Massé - 2009

Henri MasséÉdith Cloutier, Henri Massé et Johanne Jean

L’UQAT reconnaît le travail acharné en faveur de la classe ouvrière d’Henri Massé en lui remettant un doctorat honorifique. Président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la plus grande centrale québécoise, de 1998 à 2007, il a aussi été président du conseil d’administration et du comité exécutif du Fonds de solidarité FTQ, membre du comité exécutif du Congrès du travail du Canada et membre du conseil exécutif de la Confédération internationale des syndicats libres. Il a siégé à la Caisse de dépôt et placement du Québec et à la Commission de la santé et de la sécurité du travail. Henri Massé a également été membre du Cabinet de la troisième campagne de financement de la Fondation de l’UQAT.


Richard Desjardins - 2004

Richard DesjardinsJacques Moreau, Roger Gauthier, Richard Desjardins, et Jules Arsenault

En 2004, l’Université remet un doctorat honorifique à M. Richard Desjardins, auteur, compositeur, interprète et cinéaste. Richard Desjardins est un homme de paroles, de musique et d’images, qui livre une poésie qui peut à la fois amuser et émouvoir, tout en conduisant l’auditeur à une réflexion sur l’existence, sur la qualité de vie et sur nos habitudes de vie en société. L’UQAT reconnaît ainsi sa contribution exceptionnelle à l’avancement de la société ainsi que son humanisme et sa qualité d’homme libre qu’il met au service de sa région et du Québec.


Frank Dottori - 1992

Frank DottoriJules Arsenault, Laurent Levasseur, Frank Dottori et Claude Hamel

M. Frank Dottori, président et chef de la direction de Tembec, reçoit un doctorat honoris causa de l’UQAT en l’honneur de sa capacité d’innovation et sa contribution dans l’implantation des technologies modernes qui font de Tembec un chef de file mondialement reconnu. Ingénieur chimiste de formation, Frank Dottori a instauré le sauvetage et la relance de la papeterie de la Canadian International Paper à Témiscaming au début des années 1970. Cette formule de gestion d’avant-garde a permis à l’ensemble des employés intéressés de devenir partenaires du développement de l’entreprise et actionnaires de la compagnie.


Robert Arcand - 1987

Robert ArcandRobert Arcand et Rémy Trudel

L’Université décerne un doctorat honorifique à M. Robert Arcand, un entrepreneur qui a connu une carrière exceptionnelle au sein de la communauté d'affaires amossoise et québécoise. Il a été vice-président de Harricana Métal, fleuron de l'économie abitibienne pendant de nombreuses années. Ses qualités de gestionnaire l'ont conduit à la présidence de la Société d'entraide économique du Québec et de Prometic Life Sciences. Il a aussi siégé sur de nombreux conseils d'administration, dont ceux de Télébec, de la Chambre de commerce du Québec, de la Fondation de l'entrepreneurship du Québec, de l'Association des manufacturiers du Québec, de la Société d'investissement jeunesse, d'Inno-Centre Québec, de Valorisation Recherche Québec et de la Fondation hospitalière d'Amos.


Jean Perron - 1986

Jean PerronJean Perron et Rémy Trudel

L’UQAT remet son premier doctorat honorifique à M. Jean Perron pour souligner son apport au développement économique de l’Abitibi-Témiscamingue. Avec ses frères Normand et Michel, il a construit un conglomérat forestier dans la région de l’Abitibi-Ouest, incluant une usine de papier journal à Amos. Aussi, en 1990, les trois frères financent l’acquisition du premier ordinateur destiné à la recherche et depuis lors, les locaux informatiques sont désignés sous le nom de Centre de calcul des Frères-Perron. C’est en remettant la plus haute distinction à M. Perron que l’UQAT a voulu rendre hommage aux trois frères bâtisseurs, qui souhaitent toujours soutenir l’Université.


Médailles d'honneur

La médaille d’honneur fut créée en 1986 par le conseil d’administration de l’UQAT. Celle-ci est destinée à des personnes qui se sont démarquées par la haute distinction de leur carrière ou de leur œuvre, plus spécifiquement de leur carrière universitaire, professionnelle ou scientifique, ou dans le cadre de leur œuvre sociale, culturelle, éducative, artistique ou humanitaire. Le choix des récipiendaires est une décision de l’Université. Depuis 2012, le processus d’attribution de cette distinction est sous la responsabilité d’un comité qui effectue des recommandations à la rectrice et au conseil d’administration. Au total, cinq médailles d’honneur ont été attribuées.


Jacques Nadon – 2019

Jacques NadonDenis Martel et Jacques Nadon

Personnage public notoire du territoire de la Vallée-de-l’Or et acteur incontournable dans le développement de l’enseignement supérieur en région, Jacques Nadon est récipiendaire de la 11e médaille d’honneur de l’UQAT. Depuis la création de l’UQAT, M. Nadon a joué un rôle majeur dans le développement du campus de Val-d’Or à travers la Corporation de développement de l’enseignement supérieur de la Vallée-de-l’Or. Il est entre autres l’homme derrière la création de l’Ordre de l’enseignement supérieur de la Vallée-de-l’Or, du Centre d’études supérieures Lucien-Cliche et du Gala des bourses à Val-d’Or qui honore encore aujourd’hui l’excellence et l’implication des étudiants.


Gérald McKenzie, Gisèle Maheux, Aipilie Kenuajuak, Jani Mangiuk et Tiili Alasuak – 2018

Groupe de médaillésGérald McKenzie, Gisèle Maheux, Aipilie Kenuajuak, Jani Mangiuk et Manon Champagne (Tiili Alasuak absente de la photo)

Les médailles d’honneur six à dix furent attribuées à cinq leaders en éducation des communautés d’Ivujivik, de Puvirnituq et de l’UQAT. Madame Tiili Alasuak (Puvirnituq), M. Aipilie Kenuajuak (Puvirnituq), M. Jani Mangiuk (Ivujivik), M. Gérald McKenzie (Montréal) ainsi que Mme Gisèle Maheux (UQAT) furent des acteurs clés dans le développement de l’un des premiers partenariats entre l’UQAT et des populations autochtones, amorcé en 1984, peu de temps après la création de l’UQAT en 1983. Ensemble, ces acteurs, de par leur ouverture, leur volonté, leur vision et leurs actions, ont non seulement contribué à la réalisation d’une prise en charge de l’éducation par les communautés, mais ils ont aussi défini et ont mis en œuvre un modèle de partenariat unique qui place les besoins des communautés au cœur des processus de formation, de développement et de recherche.


Roger Guy – 2013

Roger GuyRoger Guy en 1989

C’est dans le cadre du Forum régional de la Chaire Desjardins en développement des petites collectivités que l’UQAT remet à M. Roger Guy la cinquième médaille d’honneur de son histoire. Directeur de la Chaire Desjardins en 1993, M. Guy est un homme dont l’humanisme, la dévotion et le leadership ont marqué l’institution et la région. À titre de directeur général du Conseil économique régional du Nord-Ouest québécois, Roger Guy devient un acteur de premier plan dans l’organisation d’initiatives citoyennes d’éducation populaire et de défense. Il est d’ailleurs l’homme derrière la toute première planification régionale.


Roger Gauthier - 2006

Roger GauthierEdith Cloutier, Denis Martel, Johanne Jean et Roger Gauthier

Pour souligner ses 25 années de bénévolat à l’UQAT, la quatrième médaille d’honneur fut attribuée à M. Roger Gauthier. Son engagement envers l’Université débute lors de ses études au campus de Val-d’Or alors qu’il fait ses premières armes en représentant les étudiants à la commission du Centre d’études universitaires d’Abitibi-Témiscamingue (CEUAT), qui se transforme en premier conseil d’administration de l’UQAT en octobre 1983. Il est signataire de la demande d’incorporation de la Fondation de l’UQAT, dont il préside le conseil depuis novembre 2010. Il a également présidé le conseil d’administration de l’UQAT en plus de présider la relance de l’Association des diplômés et a contribué à l’organisation des célébrations du 25e anniversaire de l’UQAT.


Hilaire Boissé - 1998

Hilaire BoisséRita B. Barrette, Hilaire Boissé et Jules Arsenault

En reconnaissance de son exceptionnelle implication au sein de la Fondation, M. Hilaire Boissé reçoit la troisième médaille d’honneur. M Boissé a été membre du premier conseil d’administration de la Fondation et, en 1985, en devient le premier directeur général. Chargé de la première campagne de financement, il atteint l’objectif d’amasser 1 M$. Homme d’honneur et de culture, Hilaire Boissé est connu et apprécié partout en région ainsi que dans le Nord-du-Québec.


Taamusi Qumaq - 1993

Taamusi QumaqMédaille attribuée à Taamusi Qumaq

La deuxième médaille est attribuée à Taamusi Qumaq, résident de Puvirnituq et sage inuit, qui a joué un rôle important dans la promotion économique et sociale de son peuple ainsi que dans l’affirmation de sa dignité et de sa fierté. M. Qumaq est considéré comme l’un des pionniers de la coopération au Nouveau-Québec dans les domaines de la finance, du commerce et des arts. Il a créé et organisé les premières coopératives dans le Grand Nord, fondé les premiers conseils de village à Puvirnituq, étendu le droit de vote à tous les résidents, participé à la mise sur pied d’une première radio communautaire chez les Inuits et rédigé une encyclopédie sur le monde inuit ainsi qu’un dictionnaire de la langue inuit.


Donat Martineau - 1986

Donat MartineauJean Descarreaux, Donat Martineau et Rémy Trudel

Premier récipiendaire de la médaille d’honneur, M. Donat Martineau, oblat de Marie-Immaculée et historien, s’est distingué de façon exceptionnelle dans le monde de l’éducation et au chapitre de la protection du patrimoine. Le père Martineau a fondé, en 1972, le Centre d’archives de l’Abitibi-Témiscamingue destiné à recueillir, protéger et conserver en région les documents de notre histoire. Quelques années plus tard, les Archives nationales du Québec prendront la relève et ouvriront un bureau à Rouyn-Noranda. La cérémonie de remise de la médaille est organisée sur le site du Vieux-Fort-Témiscamingue situé à Ville-Marie, lieu historique que Donat Martineau a contribué à sauvegarder.