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Première édition du Colloque annuel de l’IRME sur l’environnement minier

27 février 2026

Actualité

Carmen Mihaela Neculita, Isabelle Demers, Javiera Farias, Wijdane Limouni, Lucie Coudert, Houssem Ben Ali, Thomas Genty, Marc Legault, Benoît Plante et Maxime Aimé Agbanandou KAM. Absents sur la photo : Xavier Thevenot, Hsan Youssef Mehdaoui, Eric Rosa et Mehrez Hermassi.

L’Institut de recherche en mines et en environnement (IRME) de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) a tenu son tout premier Colloque annuel le 25 février dernier. Tout au long de l’année, l’IRME partage les résultats de ses travaux de recherche à travers diverses activités de transfert. Désormais, un nouveau rendez-vous annuel s’ajoute à ces initiatives. À travers des thématiques variées, toujours en lien avec l’environnement minier, l’équipe de l’IRME y présentera ses projets et les solutions développées pour répondre aux enjeux du secteur. Cette première édition était consacrée au traitement et à la gestion des eaux minières ainsi qu’aux minéraux critiques et stratégiques (MCS).

Une première édition réussie : les acteurs et actrices du secteur au rendez-vous!
Tenu au Petit Théâtre du Vieux Noranda, à Rouyn-Noranda, le Colloque a rassemblé plus d’une centaine de personnes qui ont assisté à une quinzaine de conférences présentées par des membres de l’équipe de l’IRME et quelques partenaires. Les conférences étaient également offertes à distance. Un survol des récents travaux menés dans le cadre de la Chaire de recherche du Canada sur le traitement et la gestion des eaux minières ainsi que de la Chaire institutionnelle en géochimie environnementale des ressources minérales critiques et stratégiques a été présenté.

Le Colloque a d’abord mis en lumière l’importance stratégique de la recherche et du développement pour améliorer la gestion des eaux et des rejets miniers. Dès l’ouverture, des experts et expertes issus du milieu industriel et universitaire ont souligné les avancées en traitement des effluents. Les présentations ont mis en lumière plusieurs technologies innovantes pour mieux traiter les eaux issues des activités minières. Les chercheuses et chercheurs ont notamment évalué de nouvelles méthodes utilisant l’ozone, l’électricité ou des filtres biologiques pour éliminer différents contaminants, comme les composés azotés, le soufre, l’arsenic ou le manganèse. Ces travaux visent à améliorer l’efficacité des traitements, à réduire les résidus générés par ces procédés et diminuer l'impact environnemental de l'industrie minière. D’autres conférences ont approfondi la compréhension des processus hydrogéochimiques grâce à la modélisation et au traçage isotopique, ainsi que les enjeux liés aux contaminants émergents et à la toxicité des mélanges présents dans les effluents miniers. En après-midi, les échanges se sont élargis aux minéraux critiques et stratégiques, à la valorisation des rejets, à l’optimisation des procédés de séparation et de récupération des métaux, ainsi qu'à la restauration des sites de mines de MCS. Les travaux présentés ont illustré comment l’innovation scientifique peut réduire l’empreinte environnementale des activités.

Des expertises qui couvrent l’ensemble du cycle de vie d’une mine
Les conférences ont mis en lumière la complémentarité des expertises professorales de l’équipe de l’IRME. Les professeures Carmen Mihaela Neculita et Lucie Coudert ont présenté leurs travaux sur le traitement des eaux et le retraitement des rejets miniers, notamment en lien avec les métaux critiques et stratégiques. Le professeur Eric Rosa a abordé les enjeux liés à l’hydrogéochimie et à la modélisation des eaux en contexte minier, tandis que le professeur Benoît Plante a exposé ses recherches sur les minéraux critiques et stratégiques. De leur côté, les professeurs Marc Legault et Mehrez Hermassi ont mis en lumière des avancées en géométallurgie et en procédés de séparation et de valorisation, alors que la professeure Isabelle Demers a traité de gestion et de restauration des résidus miniers. Ensemble, ces expertises illustrent une approche intégrée, tournée vers une industrie minière plus performante et responsable.

La journée s’est conclue par une séance dynamique de « speed poster » mettant en vedette la relève scientifique et démontrant le rôle clé des étudiantes et étudiants dans le développement de solutions concrètes et durables pour l’industrie minière. Deux prix ont été remis à cette occasion. Le prix de la meilleure affiche scientifique a été décerné à Rym Doumaz, étudiante à la maîtrise en génie minéral, pour son projet « Défis liés à la spéciation de l’arsenic lors du traitement des effluents alcalins issus de la lixiviation alcalino-sulfureuse des concentrés de sulfures de cuivre ». Le prix Coup de cœur a quant à lui été attribué à Javiera Farias, également étudiante à la maîtrise en génie minéral, pour son étude dont le titre est « Évaluation du comportement hydrogéologique de la co-déposition résidus – dolomit ».

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