Tassadit Zerdani (CÉRSÉ), Eve-Lyne Couturier (IRIS), Chantal Parent (Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda), Amélie Tessier (Manutex), Pascale Charlebois (UQAT), Hugo Asselin, (UQAT), Mélanie Perreault (Centraide ATNQ), Kathleen Lavigne (CIR-SHV), Pier-Antoine Lacombe (UQAT), Paul-Antoine Martel (Ville de Val-d’Or) et Marie-Josée Paradis (CJEAO) (absente sur la photo).
La Chaire Desjardins en développement des petites collectivités tient chaque année un rendez-vous rassemblant une multitude d’intervenantes et d’intervenants de différentes sphères autour d’enjeux touchant les communautés. En 2026, la Chaire a tenu la 5e édition de son colloque annuel, dont la thématique mettait l’accent sur les solutions en matière de développement des collectivités. Organisé en collaboration avec Centraide Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec, l’évènement avait pour thème Développement social : leviers locaux et formules innovantes.
Le 4 février dernier, une centaine de personnes des milieux communautaire, municipal, économique, politique, culturel et de l’éducation se sont réunies à Amos pour l’occasion, témoignant de l’ampleur et du caractère transversal du développement social.
Réfléchir ensemble à des solutions accessibles et durables
Animé par Paul-Antoine Martel, conseiller en relations avec les milieux à la Ville de Val-d’Or, le Colloque a donné lieu à plusieurs conférences apportant un éclairage différent sur le thème de la journée. Eve-Lyne Couturier, de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), a mis la table pour alimenter les réflexions sur la valeur du développement social en abordant notamment la place du Canada dans les modèles d’État-providence, les bienfaits de l’investissement dans le communautaire et les travaux de l’IRIS sur le revenu viable. Des intervenantes et intervenants locaux, dont Manutex, le Comité intersectoriel en saines habitudes de vie et le Carrefour jeunesse-emploi d’Abitibi-Ouest, on ensuite présenté des initiatives régionales porteuses. Après cette enrichissante discussion, une conclusion s’impose : les retombées de ces initiatives sont indéniables et gagneraient à être mieux documentées et diffusées.
Tassadit Zerdani, du Centre d’étude en responsabilité sociale et écocitoyenneté (CÉRSÉ), a pour sa part offert une conférence portant sur des pratiques innovantes favorisant un développement social durable des territoires. Soulignons que le CÉRSÉ offre des services de recherche-action, de transfert de pratiques novatrices et de valorisation de connaissances pour aider les organisations et les collectivités à agir. La journée s’est conclue par un atelier visant à réfléchir au rôle que chacune et chacun peut jouer pour renforcer le développement social au sein de sa communauté.
Comme le veut la tradition, Hugo Asselin, titulaire de la Chaire, a profité de l’évènement pour remettre une bourse d’excellence à une étudiante de l’UQAT. Ces bourses sont remises à des personnes qui se distinguent par leurs projets de recherche, qui s’inscrivent dans l’un des six axes de la Chaire : population et conditions de vie, services de proximité, ressources naturelles, collectivités autochtones, coopératisme et économie sociale, ainsi que modèles de développement. Cette reconnaissance souligne l’importance, à l’UQAT, de mener une recherche appliquée et collaborative, arrimée aux réalités des populations afin de mieux comprendre les enjeux et de proposer des solutions concrètes et adaptées aux collectivités. Cette année, cette bourse a été remise à Jessica Godin, doctorante en éducation, pour son projet intitulé Le passage d’une école primaire autochtone à une école secondaire allochtone : l’expérience vécue par des élèves des Premières Nations.
Ce colloque annuel a une fois de plus confirmé l’importance de créer des espaces de réflexion et de collaboration afin de faire émerger des solutions durables aux enjeux vécus par les collectivités, et ce ancrées dans leurs réalités.