Une recherche en sciences sociales qui propose une approche novatrice

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Communiqué

Rouyn-Noranda, le 14 décembre 2012 – Marie-Hélène Poulin, doctorante en sciences cliniques à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), a présenté aujourd’hui les principales conclusions de sa recherche portant sur l’impact de la pratique des routines familiales. Son étude démontre que cette pratique aiderait le développement des compétences des enfants et contribuerait à diminuer le niveau de stress chez la mère.

Jusqu’à ce jour, peu d’information sur la pratique des routines familiales de la population québécoise sont disponibles. « Après m’être questionnée en tant que mère et professionnelle en psychoéducation, j’ai constaté qu’il y avait un besoin pour orienter le fonctionnement familial afin de mieux soutenir les enfants dans leurs apprentissages social et académique. Je me suis basée sur le principe de la routine appliquée en sciences cliniques pour les soins des enfants atteints de maladie chronique, un modèle qui a démontré qu’il y a un impact favorable sur l’adhérence aux traitements. Mes recherches avaient pour objectif de valider si ce concept, appliqué dans un contexte psychosocial, avait également des répercussions positives sur le plan du développement des enfants âgés entre 5 à 12 ans », explique la doctorante.

Une hypothèse concluante et un constat éclairant On a longtemps cru et on continue de constater que le niveau académique de la mère est l’un des principaux facteurs d’importance sur l’adaptation de l’enfant. En général, les familles très occupées par des facteurs externes comme le travail, les études et les activités sociales organisent la vie familiale de façon routinière afin de s’assurer d’une stabilité et d’un bon fonctionnement familial. Ainsi, l’étude démontre que les mères qui ont un niveau académique plus bas ont le même impact sur le développement des habiletés sociales, académiques et sportives de leurs enfants lorsqu’elles appliquent une routine familiale de façon stable et souple. Le constat de cette recherche et les 27 routines proposées aideront les intervenants psychosociaux, puisque l’application des routines familiales est une pratique facile d’enseignement aux familles et leur portée est significative sur le bien-être des enfants et de la mère dans l’exercice de son rôle.

Portant le titre « Relations entre la pratique des routines familiales, le style d’attachement maternel, l’adaptation du parent et l’adaptation des enfants d’âge scolaire », la thèse de Marie-Hélène Poulin fut réalisée sous la direction scientifique de M. André Gagnon, Ph.D. de l’UER en sciences du développement humain et social de l’UQAT.

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Source
Stéphanie Duchesne, responsable
Service des communications et du recrutement
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
819 762-0971 poste 2222

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