Une étude de l’UQAT pour accompagner le monde agricole à faire face aux défis d’avenir

Une étude de l’UQAT pour accompagner le monde agricole à faire face aux défis d’avenir

Une étude de l’UQAT pour accompagner le monde agricole à faire face aux défis d’avenir

Une étude de l’UQAT pour accompagner le monde agricole à faire face aux défis d’avenir

Publié le :
Catégorie :
Communiqué
Étiquette :

Rouyn-Noranda, le 5 avril 2022 - Dans le cadre d’un projet novateur multidisciplinaire, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) étudiera un nouveau modèle d’élevage visant à favoriser la biodiversité et l’accumulation du carbone dans les sols afin d’accompagner les agriculteurs et agricultrices à faire face aux défis des changements climatiques.

Ce projet vise ainsi à développer un nouveau modèle d’élevage combinant le sylvopastoralisme (pâturages bordés de haies agroforestières) et la paissance adaptative multiparcelle.

Directement en lien avec les objectifs du Plan d’agriculture durable 2020-2030 du Gouvernement du Québec, ce projet se veut des plus pertinents pour aider les entreprises d’élevage de ruminants à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et à maintenir la biodiversité à l’échelle de la ferme. « Bien que les entreprises agricoles émettent des GES, leurs terres agricoles ont le potentiel d’abriter une grande biodiversité aérienne et souterraine et de stocker d’importantes quantités de carbone (C), à condition qu’elles soient convenablement gérées. Notre approche cherche à favoriser la biodiversité et à accroître l’accumulation du carbone en améliorant la gestion des pâturages et en développant des modèles agroforestiers adaptés aux réalités régionales », souligne Vincent Poirier, professeur en sciences du sol à l’UQAT et directeur scientifique de l’Unité de recherche et de développement en agroalimentaire en Abitibi-Témiscamingue (URDAAT).

De plus, ce travail de recherche permettra d’accompagner les agricultrices et les agriculteurs de plus en plus affectés par les changements climatiques qui se répercutent notamment par des chaleurs intenses et des sécheresses fréquentes qui nuisent à la santé des animaux, à la production fourragère et la biodiversité des agroécosystèmes. « L’amélioration du bilan GES des entreprises bovines et laitières est essentielle pour répondre aux préoccupations environnementales des consommatrices et des consommateurs. Ces pratiques augmenteront la biodiversité, la productivité et la résilience aux conditions extrêmes et diversifieront les revenus agricoles », poursuit le professeur Poirier.

Soulignons que l’équipe de recherche collabore déjà avec la ferme Lafontaine-Noël qui fournit les terres et les animaux essentiels à la réalisation du projet. « La ferme est consciente de l’importance de participer aux projets de recherche pour aider le monde agricole à améliorer ses pratiques. Elle est intéressée et motivée à propager les connaissances qui seront acquises dans le cadre du projet ainsi qu’à bâtir une filière supportée par les résultats obtenus pour favoriser le développement d’une filière de production écoresponsable », mentionne le professeur Poirier.

En plus de l’équipe de recherche de l’UQAT, ce projet sera également mené en collaboration avec des chercheurs et des chercheuses de l’Université de Sherbrooke, Université du Québec en Outaouais (UQO) et du MAPAQ, Direction régionale de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec.

Intitulé « Combiner le sylvopastoralisme et la gestion adaptative multiparcelle pour favoriser le stockage de carbone et la biodiversité », ce projet a obtenu un appui financier de 148 656 $ offert en vertu du Programme Innov’Action agroalimentaire 2018-2023, mis en œuvre dans le cadre du Partenariat canadien pour l’agriculture.

- 30 -