Semaine nationale de la douleur chronique : plusieurs occasions de s’informer et de discuter
Semaine nationale de la douleur chronique : plusieurs occasions de s’informer et de discuter
- Publié le :
- Catégorie :
- Actualité
« La situation et les mentalités évoluent. La communauté de patientes et de patients, de cliniciennes et de cliniciens ainsi que de chercheuses et de chercheurs du domaine de la douleur chronique est de plus en plus entendue. » C’est en ces termes que la professeure et directrice du Laboratoire de recherche en épidémiologie de la douleur chronique de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Anaïs Lacasse, décrit l’état des lieux en ce qui a trait à la douleur chronique. Elle dresse ce constat alors que s’ouvre la Semaine nationale de la douleur chronique 2020, qui se déroule du 2 au 6 novembre.
Pour illustrer cette évolution, la professeure Lacasse, qui est aussi codirectrice du Réseau québécois de recherche sur la douleur, souligne la mise sur pied récente, par Santé Canada, d’un Groupe de travail canadien sur la douleur. Celui-ci est chargé de fournir des conseils au gouvernement sur les données scientifiques ainsi que les meilleures pratiques concernant la prévention et la gestion de la douleur chronique. « La création de ce comité est une reconnaissance des problèmes vécus par les personnes qui souffrent de douleur chronique et qui font encore face à une grande stigmatisation. Pour elles, avoir accès à des services de santé et des traitements appuyés par les données probantes demeure un défi », affirme Anaïs Lacasse.
Mais qu’est-ce que la douleur chronique?
On parle de douleur chronique lorsqu’une personne ressent une douleur depuis plus de 3 mois, et ce, quelle qu’en soit la cause. Il peut s’agir d’une blessure mal guérie, d’une maladie comme l’arthrite ou encore d’une douleur dont la raison est difficile, voire impossible à cerner. La douleur ressentie peut être légère ou sévère, mais elle perdure dans le temps et entraîne des conséquences importantes sur la santé physique et mentale. Environ un adulte sur cinq souffre de douleur chronique au Canada.
Des ressources en temps de pandémie
Afin de soutenir les personnes atteintes dans le contexte pandémique actuel, l’Association québécoise de la douleur chronique, avec laquelle le Laboratoire de recherche en épidémiologie de la douleur chronique de l’UQAT collabore pour différents projets, organise des groupes d’entraide virtuels. Une fois par mois, les personnes atteintes et leur entourage sont conviés à une discussion virtuelle autour d’un thème précis, par exemple, la gestion de la douleur chronique en complément de soins médicaux, le soutien des proches, etc.
De nombreuses activités informatives sont aussi offertes dans le cadre de la semaine thématique consacrée à la douleur chronique. Le Réseau québécois de recherche sur la douleur tiendra un webinaire spécial sur la COVID-19 et la douleur ce mercredi 4 novembre, à midi, à l’intention d’un public scientifique. Un webinaire sur la gestion de l’arthrite inflammatoire, organisé cette fois par la Société de l’arthrite pour les personnes atteintes et leur famille, est aussi prévu ce jeudi 5 novembre, à 18 h. Mentionnons aussi que le Réseau québécois de recherche sur la douleur fait état de l’avancement de la recherche en partageant régulièrement des vidéos et des articles destinés au grand public sur son site Web.
À propos de la recherche sur la douleur chronique à l’UQAT
Dirigé par Anaïs Lacasse, le Laboratoire en épidémiologie de la douleur chronique a été mis sur pied en 2018. En plus des 1,3 M$ déjà consolidés par la professeure Lacasse à titre de chercheuse principale ou de cochercheuse, la création de ce groupe de recherche a favorisé l’obtention de financements additionnels et le développement de nouvelles collaborations. Les différents projets de recherche auxquels le Laboratoire est associé permettent d’offrir de nouvelles connaissances aux personnes atteintes, à leur famille, aux professionnelles et aux professionnels de la santé ainsi qu’aux décideuses et aux décideurs.