Recherche en santé à Kitcisakik
Recherche en santé à Kitcisakik
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Le vice-recteur à l’enseignement et à la recherche de l'UQAT, M. Denis Martel, s'est réjoui de l'annonce des résultats de ce projet et de l'implication financière importante des Instituts de recherche en santé du Canada. « La recherche appliquée réalisée en partenariat avec les Premières Nations, à l’intérieur de projets soumis par les communautés, est essentielle au développement et à la prise en charge de l’éducation et de la santé chez les Premières Nations, » a souligné monsieur Martel. « D'ailleurs, a poursuivi le vice-recteur, le plan de développement de l'Université accorde une priorité à l'enseignement et à la recherche en collaboration avec les Autochtones ».
Jusqu’à tout récemment, la communauté de Kitcisakik ne possédait pas d’école. Chaque semaine, plus de 100 enfants étaient retirés de leur milieu familial et fréquentaient une école de Val-d’Or. Ils étaient hébergés dans des familles cinq jours sur sept, perdant ainsi l’usage de leur langue et de leur culture, alors que leurs parents étaient privés de la pratique de leurs responsabilités parentales.
L’implantation d’un programme d’intervention est actuellement en voie de réalisation. Ce programme supporte le retour des enfants en favorisant l’appropriation de l’école par la communauté afin d’assurer le sain développement des enfants. Au plan affectif, il contribuera au renforcement des liens d’attachement parents-enfants. Au plan culturel, le programme favorisera l’implication des parents et d’autres collaborateurs, tels les aînés. Enfin, il outillera les parents pour mieux gérer le quotidien relatif à l’école.
L’équipe de recherche a mis sur pied un comité du suivi, composé de chercheurs et de membres de la communauté de Kitcisakik. Le comité s’assure que les travaux répondent aux besoins exprimés et participe à l’évaluation continue du projet. Ainsi, l’implantation de l’école primaire Mikisicec pourra se réaliser avec l’aide de praticiennes chercheures Anicinapek, des parents mieux outillés, et une communauté engagée en vue d’améliorer la santé et le bien-être des enfants.
En plus de Marguerite Loiselle, chercheure principale, l’équipe se compose de Suzanne Dugré, Micheline Potvin, Marie Paumier, Anne-Laure Bourdaleix-Manin, Stéphane Grenier et Richard Marceau.
Madame Loiselle a tenu à féliciter ses collègues de l’équipe de recherche, qui ont développé une approche et une méthodologie respectueuse de la culture et des besoins de la communauté de Kitcisakik. « L’Université réaffirme sa volonté d’intervenir dans un contexte de collaboration interculturelle et la vision qui la motive est la prise en charge et l'autonomie de gestion des études supérieures par les Autochtones », a déclaré la chercheure.
Les coûts de ce projet s'élèvent à près de 500 000 $, dont 100 000 $ ont déjà été versés par les Instituts de recherche en santé du Canada, qui devrait annoncer sous peu les autres investissements à venir. L’Université et le Secrétariat aux affaires autochtones du Québec complètent le financement du projet.
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Bernard Pelletier
Responsable de l'information
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
819 762-0971 poste 2222
Photos et bas de vignette à http://www.uqat.ca/journalistes/photopresse/Kitcisakik/ à compter de 10 heures, le 3 octobre 2008.
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