Personne atteinte du cancer de la prostate en région : Choix d'un traitement non offert en région et fardeau économique perçu significatif selon une étude de l'UQAT
Personne atteinte du cancer de la prostate en région : Choix d'un traitement non offert en région et fardeau économique perçu significatif selon une étude de l'UQAT
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Rouyn-Noranda, le 12 avril 2021 - Habiter dans une région éloignée où certains traitements ne sont pas disponibles peut influencer le choix de traitement ainsi que le fardeau économique du patient. C'est ce qu'a démontré Abir El-Haouly, doctorante en sciences cliniques à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), en extension avec l'Université de Sherbrooke, lors de la soutenance de sa thèse qui a eu lieu le 12 avril.
En effet, alors que le cancer de la prostate est celui le plus répandu chez les hommes, la doctorante a voulu documenter le choix de traitement des patients atteints de cancer de la prostate vivant en région éloignée au Québec et identifier les facteurs sociodémographiques et cliniques associés au choix de la radiothérapie, traitement non offert dans la région de résidence des patients. Son étude visait également à décrire les coûts associés au traitement du cancer en adoptant la perspective des patients vivant en région éloignée au Québec et identifier les facteurs associés à la perception de ce fardeau économique.
Grâce à une étude transversale réalisée auprès de 171 patients atteints du cancer de la prostate, recrutés à la clinique d'urologie de l'Hôpital de Rouyn-Noranda du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue, Abir El-Haouly a démontré que les patients atteints d'un cancer localisé choisissaient le plus souvent la radiothérapie. Son étude a également démontré que pendant les 3 mois précédant l'étude, la majorité des patients avaient payé de leur poche pour les soins reliés au traitement de leur cancer (en moyenne 516 $, mais certains jusqu'à 6 148 $ en 3 mois seulement), essentiellement pour les déplacements vers les centres de traitement. Environ le quart percevait comme significatif le fardeau économique associé à ces coûts.
Des recommandations qui relèvent de la clinique et des politiques en matière de santé ont été émises notamment dans le but d'offrir aux patients un accompagnement leur permettant de faire leur choix ainsi que la possibilité d'obtenir un soutien financier lorsque les dépenses deviennent trop importantes.
Soulignons que la doctorante est également professeure et codirectrice du module – volet sciences infirmières à l'UQAT et qu'elle a notamment reçu une bourse d'études doctorales du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur (MEES) et des Universités partenaires (2018-2019) pour ce projet qui est également financé par la Fondation de l'UQAT (FUQAT) et les Fonds institutionnels de la recherche et de la création (FIRC) de l'UQAT.
Cette recherche doctorale, intitulée « Cancer de la prostate : Choix de traitement et fardeau économique chez les hommes vivant en région éloignée du Québec », fut réalisée sous la direction de la professeure à l'Unité d'enseignement et de recherche en sciences de la santé, Anaïs Lacasse, ainsi que sous la codirection de la professeure Alice Dragomir au département de chirurgie, division d'urologie, de l'Université McGill.
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