Nouveau microprogramme de 2<sup>e</sup> cycle en prévention de la violence au secondaire : une formation qui change le monde
Nouveau microprogramme de 2<sup>e</sup> cycle en prévention de la violence au secondaire : une formation qui change le monde
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- Communiqué
Rouyn-Noranda, le 2 octobre 2014 – Dans un contexte où la lutte contre l'intimidation est une priorité et représente un véritable projet de société, le nouveau microprogramme de 2e cycle en prévention de la violence au secondaire, une formation conçue sur-mesure pour les enseignants, s'inscrit comme une solution concrète. Dix-huit étudiants provenant des quatre coins de l'Abitibi-Témiscamingue ont débuté ce programme novateur en août dernier. Ce groupe fait suite à la cohorte expérimentale qui a vu le jour à l'été 2012 grâce au projet de recherche-développement intitulé « Bâtir la paix dans ma classe, un élève à la fois ».
Cette formation permet de mieux se connaître comme enseignant et partenaire social, de mieux comprendre l'adolescent, celui en difficulté d'adaptation, et leur famille. Il met en place un réseau d'aide mutuelle chez les enseignants pour analyser des situations de violence vécues en classe et identifier des pistes de solution. La formule proposée repose sur une semaine intensive durant l'été, accompagnée de cinq journées, en petits groupes, s'échelonnant sur toute l'année scolaire. Cette structure facilite le transfert des apprentissages théoriques à sa pratique quotidienne d'enseignant. Pour le responsable, le professeur Alexandre Beaulieu, le microprogramme répond à un besoin réel. « Les suivis réguliers s'échelonnant sur trois ans permettent d'instaurer des conditions favorables au changement dans les pratiques des enseignants. Pour eux, c'est un engagement professionnel et personnel qui les interpelle, les dérange et les amène à comprendre et à prévenir la violence en créant des liens significatifs avec leurs élèves et leurs collègues de travail », mentionne-t-il.
Une formation qui change la vie des enseignants
Le projet « Bâtir la paix dans ma classe, un élève à la fois » a déjà permis de constater des changements auprès des 13 enseignants de la cohorte expérimentale grâce au développement des différents savoirs en matière de prévention de la violence à l'école. « Ce n'est pas une formation que l'on suit, mais une formation que l'on vit », souligne Mme Dany St-Pierre, étudiante au microprogramme, qui entame sa troisième année. De plus, des recherches se poursuivent actuellement afin d'évaluer le processus d'implantation et des répercussions de ce microprogramme.
La création du microprogramme de 2e cycle en prévention de la violence au secondaire a été rendue possible grâce à deux subventions du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport ainsi qu'à l'implication des six commissions scolaires présentes sur le territoire de l'Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec. Plus particulièrement, depuis les débuts, la Commission scolaire Harricana (CSH) a joué le rôle de pionnière dans ce dossier et c'est également grâce à elle si ce programme fut implanté. En effet, elle a choisi d'en faire une priorité et de mobiliser son personnel enseignant pour l'outiller à l'égard de la problématique de la violence. La CSH a d'ailleurs mis en place les conditions nécessaires à ses enseignants participant à la cohorte expérimentale. « Nous avons cru et nous croyons encore aux bénéfices de ce programme de formation pour prévenir et contrer la violence dans nos écoles. Les témoignages des enseignants de la cohorte exploratoire sont unanimes, ils sont mieux outillés pour intervenir de façon adéquate face à cette problématique. De plus, cela a également transformé leur manière de communiquer avec les élèves et améliorer du coup leurs relations. Considérant les résultats d'études sur l'importance de la relation maîtres-apprenants et d'un climat sain et sécuritaire dans la réussite des élèves, nous avons ajouté cette formation continue, facteur de succès, dans notre planification stratégique. Nous sommes donc très fiers de ce partenariat avec l'UQAT et comptons poursuivre le rayonnement de ce programme dans notre organisation », conclut Yannick Roy, directeur général de la Commission scolaire Harricana.
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Source :
Stéphanie Duchesne, responsable
Service des communications et du recrutement
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
819 762-0971 poste 2222
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