L’UQAT crée une chaire institutionnelle consacrée aux droits linguistiques des Premiers Peuples

L’UQAT crée une chaire institutionnelle consacrée aux droits linguistiques des Premiers Peuples

L’UQAT crée une chaire institutionnelle consacrée aux droits linguistiques des Premiers Peuples

L’UQAT crée une chaire institutionnelle consacrée aux droits linguistiques des Premiers Peuples

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Communiqué

L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) annonce la création de la Chaire institutionnelle de recherche sur les droits linguistiques des Premiers Peuples. Dirigée par Sébastien Brodeur-Girard, professeur à l’École d’études autochtones, la Chaire vise à structurer, à l’UQAT, un pôle de recherche, de formation et de mobilisation des connaissances consacré aux droits linguistiques des Premiers Peuples. Ses travaux porteront sur les conditions juridiques, institutionnelles et politiques qui permettent leur reconnaissance, leur protection et leur mise en œuvre effective.

Une question qui dépasse la transmission des langues
Les langues autochtones jouent un rôle essentiel dans la transmission des savoirs, les rapports au territoire et l’autodétermination des Premiers Peuples. Leur situation demeure toutefois fragile, notamment en raison des effets historiques des politiques d’assimilation, de la précarité de la transmission intergénérationnelle et de l’absence de cadres juridiques pleinement adaptés à leur reconnaissance et à leur protection.

Ces enjeux s’inscrivent dans un contexte international marqué par la Décennie internationale des langues autochtones (2022–2032), proclamée par les Nations Unies, qui témoigne d’une attention accrue à la diversité linguistique et à la vitalité des langues autochtones.

La question des droits linguistiques concerne ainsi non seulement la transmission des langues, mais également leur reconnaissance, leur protection et les possibilités de les utiliser dans les espaces publics et institutionnels.

« La vitalité d’une langue ne dépend pas uniquement de sa transmission. Elle dépend aussi de la place qu’une société et ses institutions lui reconnaissent, des possibilités réelles de l’utiliser et du pouvoir qu’ont les peuples concernés de décider de son avenir. C’est sur ces conditions que nous voulons travailler avec les organisations autochtones partenaires de la Chaire », souligne Sébastien Brodeur-Girard, titulaire de la Chaire.

Une programmation de recherche en trois axes
La programmation de recherche de la Chaire s’articule autour de trois axes complémentaires : la reconnaissance des droits linguistiques, les liens entre les langues et les droits culturels ainsi que la gouvernance linguistique. Ces axes permettront notamment d’étudier les cadres juridiques et les politiques publiques, les liens entre langues, territoire, savoirs et autodétermination, ainsi que les formes de gouvernance qui soutiennent l’usage et la pérennité des langues autochtones.

Fondée sur une approche interdisciplinaire et sur la coconstruction des savoirs, la Chaire contribuera à la formation d’étudiantes et d’étudiants aux cycles supérieurs. Ses travaux viseront à soutenir les organisations autochtones et les institutions publiques, tout en contribuant à éclairer les politiques publiques et les pratiques institutionnelles relatives aux droits linguistiques.

Des partenariats au cœur de la Chaire
Les partenariats constituent un pilier central de la Chaire. Ils contribueront à l’orientation des travaux, à la coconstruction des savoirs et à la mobilisation des connaissances. Minwashin et le Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec comptent parmi les premiers partenaires de la Chaire. Ces collaborations permettront d’ancrer les travaux dans les priorités et les réalités des organisations autochtones, tout en favorisant le dialogue entre la recherche et les milieux concernés.

La création et le déploiement de la Chaire sont rendus possibles grâce au soutien financier de la Fondation Antoine-Turmel.

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