L'UQAT contribue à l'avancement des connaissances du climat et des débits printaniers régionaux

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Dans le cadre de son doctorat en sciences de l'environnement, Alexandre Florent Nolin a développé une perspective à long terme (1770-2100) de la variabilité historique et future des débits printaniers de l'est du Canada boréal. Il a notamment étudié les modifications anatomiques laissées par les inondations dans les cernes de croissances des arbres (cernes de crues), et a développé leur application à l'échelle régionale pour mieux comprendre les inondations des deux derniers siècles (250 ans).

La thèse de Monsieur Nolin, intitulée « Reconstitution des débits et des hauts niveaux d'eau pour la région des Plaines de l'Abitibi depuis la fin du Petit Âge Glaciaire et prévisions suite aux changements climatiques », avait comme principal objectif de reconstituer les tendances à long terme de l'écoulement régional et de leurs facteurs météorologiques déterminants afin de projeter les trajectoires prévisionnelles des crues printanières sous différents scénarios de changements climatiques. Ses résultats démontrent qu'à l'échelle régionale, les inondations reconstituées pour la rivière Harricana sont communes aux rivières des Plaines de l'Abitibi sur les 250 dernières années. Les plus hauts débits printaniers ont été associés à des hivers longs et neigeux, et à des printemps tardifs et pluvieux. La variabilité printanière des débits et des températures au cours des 20e et 21e siècles s'est cependant éloignée de la gamme de variabilité reconstituée pour la fin du Petit Âge Glaciaire. Les trajectoires hydroclimatiques régionales projetées par un ensemble de 10 modèles climatiques suggèrent peu de changements d'ici la fin du 21e siècle, principalement à cause d'une compensation projetée de la fonte des neiges par les pluies. Deux modèles de cet ensemble projettent pourtant des conditions météorologiques similaires à celles ayant entraîné les crues printanières majeures de la fin du 20e siècle et envisagent une augmentation de leur magnitude et de leur fréquence d'ici 2100.

C'est sous la direction d'Yves Bergeron, professeur à l'Institut de recherche sur les forêts (IRF) et titulaire de la chaire de recherche du Canada en écologie et en aménagement forestier durable, et sous la codirection de Jacques C. Tardif, professeur au Centre for Forest Interdisciplinary Research de l'Université de Winnipeg, qu'Alexandre Florent Nolin a soutenu sa thèse avec brio le 24 août dernier.

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