Les plantations mixtes permettent d'optimiser les systèmes sylvicoles

Les plantations mixtes permettent d'optimiser les systèmes sylvicoles

Les plantations mixtes permettent d'optimiser les systèmes sylvicoles

Les plantations mixtes permettent d'optimiser les systèmes sylvicoles

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Communiqué

Rouyn-Noranda, mardi 25 novembre 2014 – C'est par le biais d'une vidéoconférence à partir du campus Saint-Charles de Aix-Marseille Université à Marseille et diffusée au campus de Rouyn-Noranda de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), que Mme Mathilde Chomel a soutenu sa thèse le lundi 24 novembre dernier. Lors de sa soutenance, Mme Chomel, doctorante en sciences de l'environnement de l'UQAT, a démontré que les plantations mixtes optimisaient la productivité et le stockage de carbone après 10 ans, ce qui représente un double avantage généralement recherché dans les systèmes sylvicoles.

Afin de mieux comprendre l'influence de la mixité de deux essences forestières sur les processus du sol, la doctorante a comparé des peuplements composés d'épinettes blanches et de peupliers hybrides à des plantations pures. En étudiant l'effet ressource à travers les caractéristiques physiques et chimiques propres à chaque type de litière et l'effet de l'habitat qui correspond à l'effet à plus long terme de l'arbre sur son environnement, Mme Chomel a pu conclure que les plantations mixtes procuraient des avantages au niveau des propriétés du sol, de la stabilité environnementale, mais aussi du fonctionnement global de l'écosystème.  De plus, dans ces plantations, le maintien des herbacées favoriserait une plus grande diversité des organismes décomposeurs, ce qui accélérerait le processus de décomposition et la remise en sol des nutriments.

Depuis quelques années, la sylviculture intensive prend de l'ampleur au Canada afin de rapprocher la source de fibres des usines, d'accroître la productivité des plantations et de diminuer la pression de coupe sur les forêts naturelles. Les résultats de l'étude de Mme Chomel apportent des connaissances intéressantes alors qu'un débat sur le type d'aménagement optimal des plantations opposant l'aménagement monospécifique et plurispécifique est souvent soulevé.

Ayant pour titre « Sylviculture intensive en région boréale : impact de la mixité des essences sur le processus de décomposition des litières et le stockage de carbone », la thèse de Mme Chomel fut réalisée sous la direction de Mme Annie DesRochers, Ph.D., professeure-chercheure et codirectrice de l'Institut de recherche sur les forêts (IRF) à l'UQAT, sous la codirection de Mme Marie Guittonny-Larchevêque, Ph.D., professeure-chercheure à l'Institut de recherche en mines et en environnement (IRME) de l'UQAT et de Mme Virginie Baldy, Ph.D., maître de conférences à  Aix-Marseille Université rattachée à l'Institut Méditerranéen de Biodiversité et d'écologie (IMBE). 

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Source :
Nathalie Cossette, agente d'information
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
819 762-0971 poste 2628

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