Le projet de loi no15 pénalisera le développement de l'UQAT

Le projet de loi no15 pénalisera le développement de l'UQAT

Le projet de loi no15 pénalisera le développement de l'UQAT

Le projet de loi no15 pénalisera le développement de l'UQAT

Publié le :
Catégorie :
Communiqué

Rouyn-Noranda, mardi 14 octobre 2014 – L'annonce du projet de loi no15 : Loi sur la gestion et le contrôle des effectifs des ministères, des organismes et des réseaux du secteur public ainsi que des sociétés d'État, risque de pénaliser grandement l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), une université au modèle de développement unique située au cœur d'une région ressource, et de l'empêcher de réaliser sa mission d'enseignement et de recherche.

L'UQAT adhère à l'objectif d'équilibrer les finances publiques et l'institution fournira tous les efforts nécessaires, mais sans risquer de compromettre son évolution. Concrètement, appliquer cette loi à l'UQAT signifie la mise en péril de son développement. « Maintenir une université dans une région telle que l'Abitibi-Témiscamingue, une université forte en enseignement et en recherche qui répond aux besoins du milieu en offrant des services sur l'ensemble de ses territoires d'attache, exige de prendre en considération les réalités du milieu et d'avoir une certaine flexibilité dans la prise de décisions stratégiques. Par la mise en place de cette loi, qui implique un gel des effectifs jusqu'à la fin mars 2016, c'est le cœur de nos actions qui est touché et cela m'inquiète profondément quant au maintien de nos acquis et à l'aboutissement de nouveaux projets », indique la rectrice de l'UQAT, Mme Johanne Jean. « Une université située en région permet le développement d'une société juste et équitable en étant un fournisseur de savoirs, de compétences et d'innovations », ajoute-t-elle.

Des coupures qui font mal
À l'UQAT, les coupures budgétaires se chiffrent à 2 M$ cette année. Malgré le contexte extrêmement difficile, grâce au fait que la communauté universitaire s'est mobilisée en appliquant des mesures de réduction des dépenses ainsi qu'à une hausse exceptionnelle de son effectif étudiant, l'Université a su conserver son équilibre budgétaire et maintenir ses activités jusqu'à maintenant. Cependant, il devient pratiquement impossible de subir ces compressions majeures sans affecter la qualité de l'enseignement et celle des services offerts aux étudiants. L'UQAT est un établissement universitaire où la structure administrative est la plus minimale possible en fonction du nombre d'étudiants et où chaque membre du personnel fait une différence.

L'équité entre les universités québécoises : une nécessité
Seules les universités du réseau de l'Université du Québec (UQ) sont touchées par le projet de loi no15, ce qui provoquera de profondes iniquités par rapport aux autres universités québécoises. « Aller de l'avant avec cette loi, telle que définie actuellement, défavoriserait grandement l'UQAT ainsi que toutes les universités du réseau de l'UQ, car nous risquons d'entrer dans un système d'universités à deux vitesses », souligne Mme Jean. Rappelons également que depuis 2010, l'UQAT ainsi que les autres établissements du réseau de l'UQ sont assujettis à la loi 100, une loi limitant l'embauche et la rémunération de ses personnels.

L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) s'est bâtie avec et pour ses milieux. Grâce à ses partenariats ainsi qu'au travail acharné de nombreuses personnes et de nombreux organismes, l'UQAT a vu le jour il y a plus de 30 ans. L'UQAT a développé un patrimoine académique et de recherche permettant de répondre aux besoins réels des territoires qu'elle dessert et du Québec dans son ensemble. Elle compte 4 590 étudiants à temps complet et à temps partiel et 15 500 diplômés.

- 30 -

Source :
Stéphanie Duchesne, responsable du Service des communications et du recrutement
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Tél. : 819 762-0971 poste 2222

- 30 -