La Chaire en entrepreneuriat minier UQAT-UQAM développe un indice du risque social minier
La Chaire en entrepreneuriat minier UQAT-UQAM développe un indice du risque social minier
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La Chaire en entrepreneuriat minier UQAT-UQAM développe un indice du risque social minier
Rouyn-Noranda, le 5 décembre 2013 — Des chercheurs de la Chaire en entrepreneuriat minier UQAT-UQAM ont reçu une aide financière du Fonds pour l'éducation et la saine gouvernance (FESG) de l'Autorité des marchés financiers afin de développer un indice du risque social dans les projets miniers.
L'équipe rassemblée autour du professeur Michel Jébrak, géologue minier et titulaire à l'UQAM de la Chaire en entrepreneuriat minier UQAT-UQAM est déjà engagée dans la phase de documentation. Les travaux pour construire l'indice et le tester se poursuivront tout au long de l'année 2014.
Plus précisément, il s'agit :
— d'analyser les différentes conceptions du risque social que représente un projet minier du point de vue des différents groupes et acteurs sociaux;
— d'identifier les composantes du risque social associé aux projets miniers et les indicateurs les plus significatifs qui se rattachent à chacune de ces composantes;
— de développer un outil de mesure du risque social d'un projet minier donné (l'indice);
— de tester et de diffuser cet outil de mesure.
Pourquoi mesurer le risque social d'un projet minier?
L'acceptabilité sociale est de plus en plus considérée comme une condition essentielle pour qu'un projet minier aille de l'avant.
« Au démarrage d'un projet, les entrepreneurs miniers disposent de peu d'outils pour déterminer à quel point leur projet est socialement acceptable. Les communautés s'inquiètent de la compatibilité des valeurs et des pratiques des entreprises d'exploitation des ressources avec leur propre histoire et leur vision de l'avenir. Les gouvernements et les actionnaires des entreprises sont également soucieux de savoir si un projet minier présente des risques de rejet social », explique le professeur Jébrak.
Mesurer le risque social, un avantage pour tous
Au Québec, la pratique la plus courante pour évaluer le risque social associé à un projet minier consiste à faire un portrait socioéconomique complet d'un milieu, alors qu'un projet est déjà bien défini. Cette démarche, assez longue, est également jugée hasardeuse par les entrepreneurs, parce qu'elle peut remettre en cause certains aspects du projet.
En intégrant les facteurs sociaux ayant le plus d'impact sur l'évolution d'un projet minier au cours des premières étapes de son développement, un tel indice aura l'avantage d'être plus économique et de minimiser les risques de toutes sortes. Les entrepreneurs, investisseurs, communautés d'accueil et gouvernements pourront bénéficier, plus tôt dans le processus, d'informations utiles pour la révision ou même la refonte complète du projet. L'analyse avancée du risque devrait également faciliter la gestion de la responsabilité sociale de l'entreprise.
Comment ça fonctionne?
L'analyse comporte deux volets. Les facteurs se rapportant aux caractéristiques propres à l'entreprise, à la communauté et au projet dans son contexte naturel constituent le premier volet, celui de la « caractérisation ». L'histoire et la réalité économique d'une communauté, le style de gestion et la crédibilité d'une entreprise, la toxicité de la substance prospectée et la fragilité du milieu naturel sont des exemples des éléments pris en compte.
Dans le deuxième volet, trois facteurs reliés aux « communications » doivent être analysés afin de les évaluer de manière semi-quantitative : l'écart entre les positions des acteurs; le degré de flexibilité dans la prise de position de chacun des acteurs et la fluidité des communications entre eux.
Il en résultera un indice synthétisant de multiples informations sur un projet minier donné, permettant de mieux juger de sa viabilité dès ses premières étapes. L'indice s'appliquera pour le moment à des projets miniers situés au Québec.
L'expertise de quatre chaires de recherche de l'UQAM mise à contribution
Chaire en entrepreneuriat minier UQAT-UQAM: Michel Jébrak, professeur au Département des sciences de la Terre et de l'atmosphère de l'UQAM, géologue minier; Suzanne Durand, professeure responsable de la maîtrise en administration des affaires (MBA pour cadres) à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et titulaire à l'UQAT de cette Chaire de recherche et Kristina Maud Bergeron, politologue et agente de recherche à la Chaire;
Chaire de relations publiques et communication marketing : Stéphanie Yates, professeure au Département de communication sociale et publique de l'UQAM, politologue;
Chaire de gestion de projet, ESG UQAM : Valérie Lehmann, professeure au Département de management et technologie de l'ESG UQAM, spécialiste en gestion de projet;
Chaire de responsabilité sociale et de développement durable : Corinne Gendron, professeure titulaire au Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale de l'ESG UQAM, sociologue et juriste.
Charles Séguin, professeur au Département des sciences économiques de l'ESG UQAM, associé à l'Institut des sciences de l'environnement (ISE) de l'UQAM, économiste; et Pierre-Yves Le Meur, anthropologue, de l'Institut de recherche pour le développement (Nouméa, Nouvelle-Calédonie) complètent l'équipe de recherche.
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Possibilités d'entrevues
Source : Rose-Aline LeBlanc, conseillère en relations de presse
Information :
Anne-Marie Nadeau
Responsable du Service des communications et du recrutement
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
819 762-0971 poste 2204 | 1 877 870-8728 | uqat.ca
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Lien photo, Michel Jébrak et Suzanne Durand (par Geneviève Lagrois).
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