Favoriser la résilience chez les familles immigrantes de l'Abitibi-Témiscamingue
Favoriser la résilience chez les familles immigrantes de l'Abitibi-Témiscamingue
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Rouyn-Noranda, 15 juin 2020 - Quels facteurs augmentent la résilience des familles qui immigrent dans une région éloignée comme l'Abitibi-Témiscamingue et leur permettent de s'intégrer plus efficacement sur les plans social et économique? C'est la question à laquelle a voulu répondre la candidate au doctorat sur mesure en sciences humaines à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Carol Castro. Elle en fait le sujet de sa thèse de doctorat, dont la soutenance a eu lieu en ligne le vendredi 12 juin dernier.
Afin d'identifier les facteurs qui influencent positivement le parcours des familles immigrantes, Carol Castro a mené une étude qualitative auprès de familles qui ont immigré en Abitibi-Témiscamingue. Le collecte des données s'est déroulée par l'entremise d'entrevues semi-dirigées auxquelles 28 familles ont participé sur une base volontaire. Celles-ci provenaient de 15 pays différents.
Les résultats de son analyse permettent de constater que le parcours migratoire se structure sous l'influence de la résilience des familles concernées, c'est-à-dire leur capacité à faire face aux difficultés, aux épreuves et à rebondir pour prendre un nouveau départ.
Cette résilience, qui aide certaines familles à faire face au stress et, ultimement, à s'adapter plus facilement que d'autres à leur nouvel environnement social et économique, ne serait pas le fruit du hasard. Elle est tributaire de différents facteurs à la fois internes et externes aux familles. Les facteurs internes favorisant la résilience sont de nature familiale, psychologique ou issus de la religion. Par exemple, une famille dont les membres sont étroitement liés et dont les relations sont positives aura plus de chances de s'adapter et de s'intégrer facilement.
En ce qui a trait aux facteurs externes, la doctorante a identifié principalement ceux-ci : la culture, l'école, le réseau communautaire, le réseau social et l'économie de la région d'accueil. Pensons aux ressources de soutien qui peuvent exister au sein d'une localité. Le fait d'avoir accès ou non à ce type de services jouera un rôle déterminant dans l'intégration des familles.
Intitulé « La résilience chez les familles immigrantes en région éloignée : le cas de la région de l'Abitibi-Témiscamingue », le projet doctoral de Carol Castro a été conduit sous la direction du professeur Patrice LeBlanc, doyen à la gestion académique et aux études de l'UQAT.
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