Évènements météorologiques extrêmes et grands feux de forêt : un doctorant de l'UQAT élabore un modèle de prédiction

Évènements météorologiques extrêmes et grands feux de forêt : un doctorant de l'UQAT élabore un modèle de prédiction

Évènements météorologiques extrêmes et grands feux de forêt : un doctorant de l'UQAT élabore un modèle de prédiction

Évènements météorologiques extrêmes et grands feux de forêt : un doctorant de l'UQAT élabore un modèle de prédiction

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Rouyn-Noranda, 14 juillet 2021 – En forêt boréale canadienne, près de 1,7 million d'hectares de forêt brûlent en moyenne chaque année, soit l'équivalent de 36 fois la superficie de l'île de Montréal ou de plus de 3 millions de terrains de football. Au cours des dernières décennies, des évènements météorologiques extrêmes ont été à l'origine de feux ayant détruit de très grandes superficies forestières. La situation actuelle en Colombie-Britannique en est l'exemple le plus récent. Lorsqu'ils surviennent, ces grands feux ont des répercussions environnementales et socioéconomiques majeures. Leurs conséquences sont néfastes pour les sociétés humaines environnantes, notamment les peuples autochtones, d'où l'importance de mieux comprendre les facteurs associés à l'allumage et à la propagation de ces feux.

Afin de mieux cerner les facteurs qui influencent le régime des feux, Dorian Gaboriau a étudié les incendies forestiers ayant eu lieu depuis 1965 et au cours des derniers millénaires sur le territoire du Peuple Tlicho, dans les Territoires du Nord-Ouest. Inscrit au doctorat sur mesure en écologie forestière à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), en cotutelle avec l'Université de Montpellier, il a soutenu sa thèse doctorale le 9 juin dernier.

Intitulée « Régimes des feux holocène, contemporain et futur aux Territoires du Nord-Ouest (Canada) », la thèse de Dorian Gaboriau a permis de mettre en évidence des seuils climatiques propices à l'occurrence des saisons de feux extrêmes, en fonction des températures et de l'indice de sécheresse du sol. Il a montré que les conditions chaudes et sèches, ainsi que le type et la disponibilité du combustible (matière végétale inflammable), ont été les principaux facteurs ayant mené à de grands feux sévères à court et à long terme.

Grâce à ses travaux, les gestionnaires forestiers ainsi que les communautés locales et autochtones sont mieux outillés pour anticiper le risque de feux futurs en réponse aux changements climatiques ainsi que pour adapter les pratiques et les usages du territoire pour limiter les effets potentiellement négatifs des grands feux de forêt.

Dorian Gaboriau a réalisé sa thèse sous la direction du professeur à l'UQAT, Hugo Asselin, du professeur à l'Université de Montpellier, Adam A. Ali, du professeur associé à l'Université du Québec à Montréal et à l'UQAT, Martin P. Girardin, ainsi que de la directrice d'études à l'Institut des sciences de l'évolution de Montpellier, Christelle Hély.