Étude comparative des performances de deux méthodes de traitement des eaux minières contaminées en arsenic et manganèse
Étude comparative des performances de deux méthodes de traitement des eaux minières contaminées en arsenic et manganèse
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L'étude réalisée par l’étudiante Reem Safira, M. Sc., qui termine un doctorat en sciences de l’environnement à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), visait à comparer les performances de deux méthodes de traitement des eaux contaminées par l'arsenic (As) et le manganèse (Mn) provenant de mines en activité. Sa thèse, soutenue le 21 mars dernier, intitulée « Performances of electrocoagulation and ferrates for the treatment of contaminants of emerging concern from neutral mine water », a été réalisée sous la direction de Lucie Coudert, et la codirection de Carmen Mihaela Neculita et Éric Rosa, tous membres du corps professoral de l’Institut de recherche en mines et en environnement (IRME) de l’UQAT.
Rappelons que ces contaminants, même à de faibles concentrations, peuvent représenter un risque pour la santé et l'environnement. Les méthodes conventionnelles utilisées présentent des limites, notamment pour le traitement simultané de ces deux contaminants.
L’étude de Mme Safira visait à comparer les performances de deux méthodes de traitement des eaux minières et de mettre en lumière le potentiel de celles-ci, soient l'électrocoagulation (processus de traitement de l'eau qui utilise l'électricité pour enlever les contaminants) et des ferrates Fe(VI) (procédé d’oxydation avancée visant l’oxydation et la coprécipitation des contaminants), dans le traitement de ces éléments potentiellement problématiques.
Elle souligne également l'importance d’évaluer la toxicité des effluents avant et après le traitement et de caractériser les boues post-traitement pour mieux comprendre leur composition et leur stabilité, ainsi que les mécanismes de rétention des contaminants.