Diversité sexuelle et de genre : deux projets de recherche permettront d’améliorer la qualité des services de santé offerts

Diversité sexuelle et de genre : deux projets de recherche permettront d’améliorer la qualité des services de santé offerts

Diversité sexuelle et de genre : deux projets de recherche permettront d’améliorer la qualité des services de santé offerts

Diversité sexuelle et de genre : deux projets de recherche permettront d’améliorer la qualité des services de santé offerts

Publié le :
Catégorie :
Actualité
Étiquette :
Maxime Blanchette, professeur

Soulignée le 11 octobre de chaque année, la Journée internationale du « coming-out » met en lumière différents enjeux liés au dévoilement de l’orientation sexuelle chez les personnes LGBTQ2+. L’accès et la pertinence des services offerts aux personnes s’identifiant à la diversité sexuelle et de genre dans le réseau de la santé et des services sociaux font partie des enjeux cruciaux. 

Professeur à l’École de travail de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Maxime Blanchette a obtenu deux subventions au cours des derniers mois afin de réaliser deux projets de recherche dont les retombées concrètes visent l’amélioration de la prestation de services auprès de ces populations. 

Titre du projet : Développement d’un guide de bonnes pratiques à l’intention des personnes intervenantes œuvrant auprès de gbHARSAH ayant des pratiques de consommation sexualisée – 610 097 $ (Santé Canada) 
Le stress lié au « coming out », l'homophobie, l'hétérosexisme et la honte font partie des facteurs qui peuvent expliquer l'adoption de pratiques de consommation sexualisée (CS) de substances psychoactives chez les gais, bisexuels et autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (gbHARSAH). Bien que non exclusive à cette population, la CS est particulièrement étudiée chez ce groupe en raison de sa fréquence et de son lien avec les comportements à risque liés au VIH. 

Malgré les conséquences bien documentées de la CS chez les gbHARSAH, les services de santé qui sont offerts répondent peu aux besoins notamment parce que les interventions sont concentrées sur la santé physique et qu’elles intègrent difficilement les composantes de la santé sexuelle (biologique, psychologique, affective, socioculturelle, cognitive et morale), la dépendance ainsi que les enjeux liés aux cultures propres aux communautés. 

Le projet du professeur Blanchette vise à développer et mettre en pratique un guide de bonnes pratiques afin que les intervenantes et intervenants qui évoluent dans différents milieux (communautaire, institutionnel, privé), puissent répondre plus adéquatement aux besoins des gbHARSAH en termes d’attitudes et de compétences. 

Les travaux réalisés mèneront aussi au développement d’une formation et de différents outils d’intervention portant sur la consommation sexualisée. 

Titre du projet : Mapping des besoins en matière d’adéquation des interventions et services offerts aux populations de la diversité sexuelle et de genre en Montérégie et Montréal – 172 000 $ (ministère de la Santé et des Services sociaux) 
La prestation de services de santé peut être influencée par plusieurs facteurs, dont un manque de formation des professionnelles et professionnels, un manque de compréhension des besoins des communautés de la diversité sexuelle et de genre. 

Dans ce contexte, les personnes issues de la diversité sexuelle et de genre rencontrent différents obstacles : peur de vivre des microagressions si elles consultent, expériences négatives en lien avec les compétences du personnel professionnel, etc. 

Dans le cadre de ce deuxième projet, le professeur Blanchette propose d’évaluer les besoins du personnel professionnel de la santé et administratif des trois Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie ainsi que des cinq Centres intégrés universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de Montréal en termes de formation, de matériel, de politique, etc. Puis, il se penchera sur les besoins et les perceptions des personnes de la diversité de sexe et de genre qui utilisent les services offerts par les établissements concernés. 

Maxime Blanchette pourra ensuite formuler des recommandations pour favoriser l’élaboration de plans d’action ou de politiques qui tiendront compte des besoins et perceptions de chacune des populations ainsi que des données probantes issues de la documentation scientifique. Ultimement, ce projet contribuera à améliorer les pratiques et à favoriser l’accès à des soins de santé centrés sur la personne, respectueux de la diversité et inclusifs.