Des solutions durables et tangibles pour la restauration du pin blanc

Des solutions durables et tangibles pour la restauration du pin blanc

Des solutions durables et tangibles pour la restauration du pin blanc

Des solutions durables et tangibles pour la restauration du pin blanc

Publié le :
Catégorie :
Communiqué

Rouyn-Noranda, 2 mai 2013 – Monsieur Yadav Uprety, étudiant au doctorat en sciences de l’environnement à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), a présenté le 1er mai sa soutenance de thèse qui fait état de l'importance culturelle et écologique du pin blanc pour la communauté algonquine de Kitcisakik, mettant en lumière les savoirs traditionnels en lien avec cette espèce. À la demande de la communauté algonquine, l’objectif de l’étude était de développer une stratégie de restauration et d'aménagement durable du pin blanc sur le territoire ancestral de la communauté.

La communauté algonquine de Kitcisakik a constaté une diminution marquée de l'abondance du pin blanc au cours des derniers siècles. Ce phénomène serait attribuable à des changements des régimes de perturbations, notamment les feux de forêt et la coupe forestière. Les solutions proposées par le chercheur visent à faire en sorte que le pin blanc retrouve sa place dans le paysage.

La restauration, un défi de taille
Le pin blanc pose des défis importants aux forestiers, notamment parce qu'il a des besoins précis pour se régénérer après une perturbation et aussi parce qu’il est susceptible d’être ravagé par des insectes et de développer des maladies. L’un des objectifs de la recherche était de voir si ces problèmes, documentés au centre de l'aire de répartition de l'espèce, sont aussi rencontrés plus au nord, sur le territoire de Kitcisakik.

La thèse montre que, pour répondre aux besoins culturels tout en tenant compte des limites biologiques du pin blanc et des caractéristiques des écosystèmes, différentes stratégies d’aménagement forestier doivent être considérées, incluant par exemple des plantations sous couvert.

Une étude importante pour l’ensemble de la population
Grâce à un cadre d’analyse développé par des chercheurs de l’Ouest canadien, M. Uprety a démontré que le pin blanc est une espèce culturelle clé pour la communauté algonquine de Kitcisakik. En effet, les gens s’en servent comme plante médicinale et il facilite les déplacements sur le territoire, puisque les très grands pins blancs sont des repères visuels. Cette espèce s’avère aussi une composante des habitats de certains animaux importants pour la communauté, notamment l’orignal, l’aigle et la martre.

Précisons que les résultats de cette étude seront utiles à toutes les parties prenantes à l'aménagement forestier sur le territoire de Kitcisakik, notamment les compagnies forestières, le gouvernement du Québec, les chasseurs et les pourvoyeurs.

Intitulée « Dynamique du pin blanc (Pinus strobus L.) à sa limite nordique de répartition continue et options d’aménagement et de restauration dans une perspective autochtone », la thèse de Yadav Uprety fut réalisée sous la direction de M. Hugo Asselin, professeur titulaire de la Chaire de recherche du Canada en foresterie autochtone et de M. Yves Bergeron, professeur codirecteur de l’Institut de recherche sur les forêts (IRF). Pour plus de détails, consultez le document Soutenance de thèse.

-30-

Source :
Stéphanie Duchesne, responsable Service des communications et du recrutement
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Tél. : 819 762-0971 poste 2222

Photos et bas de vignette, cliquez ici.

- 30 -