Améliorer l’efficacité alimentaire des bovins et réduire les impacts environnementaux
Améliorer l’efficacité alimentaire des bovins et réduire les impacts environnementaux
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Rouyn-Noranda, le 18 décembre 2012 – Marouf Ould Ahmed, doctorant en sciences de l’environnement à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) a présenté, vendredi dernier, les principales conclusions de ses recherches portant sur le contenu en sucre de la fléole des prés, la graminée fourragère pérenne la plus répandue au Québec. La majorité de ces sucres, constitués de fructanes, sont importants pour la valeur nutritive de cette herbe. Les objectifs des travaux de recherche étaient d’étudier le métabolisme des fructanes dans le but d’évaluer le stade de fauche permettant d’obtenir des teneurs maximales en sucres, d’étudier son métabolisme après la fauche et pendant le fanage ainsi que d’identifier et caractériser les enzymes de dégradation des fructanes.
Cette étude présente des constats importants pour l'industrie agricole. Comme la production de foin et d'ensilage est la seule option de conservation de l'herbe sur de longues périodes, comprendre le fonctionnement du métabolisme de la fléole des prés était essentiel.
Des réactions métaboliques qui en disent long
Les fructanes sont dégradés par l'action d'enzymes spécifiques, les FEH, permettant à la plante d'utiliser ses réserves en sucre pour la croissance. Ces FEH sont aussi actives pendant le fanage de l'herbe pouvant jouer sur le contenu en sucre avant sa conservation. L'action des FEH a été suivie pendant la croissance et le fanage. « Nous avons ainsi identifié deux nouvelles enzymes FEH, dans les parties aériennes de la plante concernées par la fauche, et déterminé leur mode d'action sur les fructanes chez la fléole des prés. Ce travail devrait permettre une meilleure compréhension de l'accumulation des fructanes pendant la croissance et le fanage et ainsi conduire à l'obtention de nouveaux cultivars riches en sucres intéressants pour la qualité de l'alimentation animale », explique le doctorant.
Soulignons que l’optimisation naturelle du contenu en sucre de la plante et l’amélioration des bonnes pratiques de conservation du fourrage contribuent à réduire les impacts sur l'environnement. De plus, la conservation de l'herbe ayant une meilleure valeur énergétique évite le recours aux suppléments alimentaires coûteux, fournis sous forme de « grains », qui augmentent les bilans de carbone sur la production bovine, alors que l'herbe accumule gratuitement le carbone (CO2) sans interférence avec l'alimentation humaine.
Portant le titre « Métabolisme des fructanes au cours du développement et après récolte chez la fléole des prés (Phleum pratense L); identification et analyse fonctionnelle de deux gènes codant des Fructanes Exo-Hydrolases (FEHs) à activité invertase », la thèse de Marouf Ould Ahmed fut réalisée en collaboration avec l’Université de Caen et sous la direction scientifique de Pascal Drouin, Ph.D., UQAT et de Carole Lafrenière, agr., Ph.D., responsable scientifique de l'Unité de recherche en agroalimentaire de l’Abitibi-Témiscamingue (URDAAT).
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Information :
Stéphanie Duchesne, responsable
Service des communications et du recrutement
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
819 762-0971 poste 2222
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