Communiqué de presse

Résidus miniers, une approche homéopathique

Rouyn-Noranda, 26 mai 2008 — Dans la thèse qu’elle a soutenue pour obtenir son doctorat en sciences de l’environnement à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Mme Isabelle Demers propose en quelque sorte de soigner le mal par le mal. En effet, ses travaux lui permettent d’affirmer que de recouvrir les rejets miniers générateurs d’acide ’une couche de résidus désulfurés constitue une méthode efficace pour contrôler la production de drainage minier acide (DMA).

En effet, selon la recherche de la nouvelle docteure, basée sur le cas d’un site minier de la région, il suffit d’un coussin d’environ un mètre pour empêcher le DMA. Il est aussi important de garder le niveau de la nappe phréatique aussi élevé que possible pour saturer les résidus et ainsi les empêcher d’entre en contact avec l’oxygène de l’air. La chercheure a aussi remarqué que la présence d’une certaine quantité résiduelle de soufre dans le résidu désulfuré est bénéfique puisqu’il consomme l’oxygène avant qu’il ne pénètre plus profondément vers les rejets générateurs d’acide. Il a donc été possible de mettre au point une méthodologie applicable à différentes situations de restauration de sites miniers par l’utilisation de rejets miniers à faible teneur en soufre.

Mme Demers, qui est originaire de Montréal, a découvert l’Abitibi-Témiscamingue au cours de sa maîtrise à l’Université McGill, car elle a conduit ses travaux dans les laboratoires de l’UQAT. Elle aime particulièrement le fait de se trouver à proximité des entreprises minières. Elle envisage d’ailleurs de demeurer en région et elle s’attaque à des études postdoctorales de deux ans à l’UQAT.

Pour information : Isabelle Demers au 819 762-0971 poste 2633.

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Source :
Bernard Pelletier
Responsable de l'information
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
819 762-0971 poste 2222

Photos et bas de vignette à uqat.ca/journaliste/photopresse/Isabelle_Demers

Mise à jour : 24 août 2016