Communiqué de presse

Une horloge pour l'UQAT

Rouyn-Noranda, 21 mai 2008 – Grâce à un don de M. Michel Rowan, artisan campanaire, la face sud-ouest du campus de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) Rouyn-Noranda s’ornera à compter d’aujourd’hui d’une superbe horloge monumentale. « Par ce geste, affirme le généreux donateur, je marque ma reconnaissance envers l’UQAT qui m’a permis d’y enseigner les sciences de la gestion pendant plusieurs années. » M. Rowan souligne ainsi les 25 années d’existence de l’UQAT.

À la demande de M. Rowan, une simple séance de photographie a marqué le début des travaux. « Je trouve le geste de M. Rowan tout aussi émouvant que surprenant », a déclaré la rectrice l’UQAT, Mme Johanne Jean. La rectrice a, en effet, été touchée par ce don et a exprimé toute sa reconnaissance à M. Rowan.

D’une valeur de 12 500 $, l’horloge comprend, dans sa partie visible, un cadran de 1,75 m portant des index de 27 cm de hauteur. La grande aiguille est longue de 45 cm et la petite de 35 cm. Elles sont mises en marche par un moteur contrôlé par une horloge mère électronique. La réputée Maison Perrot, à sa cinquième génération de maîtres horlogers, a fabriqué l’ensemble avec soin dans ses ateliers situés dans la Haute-Forêt-Noire en Allemagne.

Ayant passé toute sa jeunesse à Montréal, M. Rowan s’est installé en Abitibi-Témiscamingue en 1970 pour y enseigner les sciences économiques au Cégep à Rouyn-Noranda. En 1975, il devient professeur, puis chargé de cours, en sciences de la gestion à l’Université. En parallèle, il poursuit une passion : celle de la campanologie, autrement dit l’expertise des cloches et carillons d’église. C’est ainsi qu’au fil des années, il ne cessera de parfaire sa formation en Suisse et en Allemagne. Aussi, en Alsace, il œuvrera dans un site aussi célèbre que celui de la Cathédrale de Strasbourg. M. Rowan est devenu entrepreneur autonome en 1982 et, depuis ce jour, il poursuit cette extraordinaire passion envers un art en voie de disparition depuis que les fidèles ont délaissé les églises. « Je suis le dernier des Mohicans », de conclure un des seuls véritables experts de l’Amérique du Nord. La relève n’existe tout simplement pas.

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Source :
Bernard Pelletier
Responsable de l'information
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
819 762-0971 poste 2222

Photos et bas de vignette à uqat.ca/journaliste/photopresse/horloge

Mise à jour : 24 août 2016