Communiqué de presse

Traditions et cultures pour construire la modernité

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Val-d’Or, 22 mai 2007 — Tant les conférenciers que les panélistes du 5e Colloque des Premières Nations de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) ont exprimé la difficulté de se définir comme autochtones dans la société moderne.

Malgré tout, selon Mme Marcelline Picard-Kanapé, il est possible de jeter des ponts vers les autres cultures tout en demeurant autochtone. « L’éducation, acceptée et voulue, a-t-elle affirmé, aidera les Autochtones à retrouver leur fierté et leur confiance en eux-mêmes. » Dans cet esprit, Mme Lauretta Mckenzie explique qu’il est impossible de couper une personne de ses racines culturelles, car la culture est ce qui la définit. « La culture, a-t-elle constaté, façonne notre vision du monde et notre identité, mais elle n’est pas immuable, car elle évolue selon les contextes. » Elle remarque ainsi que plusieurs Autochtones acquièrent une identité biculturelle en ce qu’ils reviennent à leur vision traditionnelle du monde pour faire leur place dans la société dominante.

M. Jacques Kurtness a, pour sa part, remis en question les concepts universellement acceptés que sont le développement, le progrès et la modernisation. Il s’est ensuite joint à MM. Charles Coocoo et Denis Duchesne pour discuter du difficile passage du colonialisme à l’affirmation de leur identité propre que vivent les Autochtones. Ils l’ont envisagé dans un processus de guérison commune.

Six panélistes, Nancy W. Crépeau, Franckie Dick, Diane George, Marlène Jérôme, Mélanie Kistabish et Évelyne Papatie, ont témoigné chacun à leur façon de la réalité de jeunes engagés dans cette transition entre tradition et modernité.

La rectrice, Mme Johanne Jean, après une mise en garde contre l’idéologie réductrice de la mondialisation, a conclu les discussions en réaffirmant que les traditions demeurent des bases solides sur lesquelles construire l’avenir collectif de tout le Québec.

Près de 250 personnes ont participé au Colloque des Premières Nations de l’UQAT le 18 mai dernier, au Forestel de Val-d’Or. Selon Mme Marie-Josée Croteau, présidente du Comité consultatif des Premières Nations (CCPN), l’événement a connu un réel succès : « Le nombre élevé et la provenance diversifiée des participants témoignent de l’importance que les gens de la région accordent à la qualité des relations et à la création de partenariats entre les Autochtones et les non-Autochtones de l’Abitibi-Témiscamingue.»

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Source :
Bernard Pelletier, Responsable de l'information
819 762-0971 poste 2222

Photos et bas de vignette à uqat.ca/photopresse/colloque_pn_bilan

Mise à jour : 24 août 2016