Communiqué de presse

Que savons-nous de l'eau des eskers?

Amos, 16 mars 2007 — C’est par cette question que la rectrice de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Mme Johanne Jean, a ouvert le Colloque sur l’eau souterraine qui a réuni 125 participants aujourd’hui à Amos. Elle en a appelé à la prudence en ce qui concerne l’utilisation de l’eau. « L’apparente abondance de l’eau nous induit aussi à croire que la ressource est inépuisable et à agir en conséquence, a-t-elle déclaré. » Elle a poursuivi en expliquant que l’eau, qu’elle soit souterraine ou non, est précieuse, fragile, épuisable et essentielle à la survie de l’humanité. Elle a de plus constaté que les modes actuels de production et de consommation en menacent souvent la qualité et le renouvellement.

Mieux comprendre

« Nous devons bien comprendre la géologie des environnements complexes que sont les eskers pour mieux appréhender la dynamique de l’eau souterraine », d’expliquer le chercheur de l’UQAT Jean Veillette, qui s’est intéressé à l’esker de Barraute. M. Vincent Cloutier, chercheur à l’UQAT, a renchéri en affirmant : « Selon les analyses, même si l’eau souterraine de la MRC d’Abitibi est généralement bonne, la qualité de celle associée aux eskers est supérieure à celle des puits privés de la plaine d’argile, qui recueillent principalement l’eau du roc. » Les résultats de ces travaux forment les bases du premier Atlas hydrogéologique de la MRC d’Abitibi, un outil composé de cartes thématiques rendant les connaissances plus facilement accessibles. Le directeur de l’Unité de recherche et de service en technologie minérale (URSTM), M. Denis Bois a, quant à lui, insisté sur l’importance de poursuivre les travaux. « Il faut continuer le travail entrepris et en assurer le transfert aux décideurs locaux », a-t-il expliqué. Il a ajouté qu’il faudra pour ce faire un sérieux soutien des gouvernements.

Protéger la ressource

Parce que la ressource en eau souterraine associée aux eskers est importante pour la région et parce que ces derniers sont soumis à des usages multiples, le Groupe de recherche de l’UQAT propose de mettre en place un programme de gestion durable de la ressource en eau souterraine des eskers. Les chercheurs ont, en outre, rappelé que si les eskers ont un potentiel aquifère important, ils ne représentent qu’une petite partie du territoire. Ils demeurent de plus vulnérables à la contamination à partir de la surface. « En faisons-nous assez pour protéger l’eau? » a d’ailleurs demandé M. Jean-Pierre Pelletier, le conférencier invité par la Société de l’eau souterraine Abitibi-Témiscamingue, pour lancer les discussions de l’activité d’animation de l’après-midi.

Le Groupe de recherche de l’UQAT a profité de ce troisième colloque pour présenter les résultats des travaux qu’il a menés au cours de la dernière année grâce, entre autres, à un soutien de près de 98 000 $ du ministre du Travail et de Développement économique Canada, M. Jean-Pierre Blackburn. Ont aussi contribués au financement de ces activités la Corporation Forêt de recherche Harricana, la MRC d’Abitibi, le Ministère des Ressources naturelles et de la Faune, la Ville d’Amos, la Fondation de l’UQAT et très largement l’UQAT.

Autres informations à http://web2.uqat.ca/eausouterraine

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Source :
Bernard Pelletier
Responsable de l'information
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
819 762-0971 poste 2222

Photos et bas de vignette à uqat.ca/photopresse/eau_eskers

Mise à jour : 24 août 2016