Communiqué de presse

3,25 M$ pour la Chaire en environnement et en gestion des rejets miniers Confiance renouée du CRSNG et de l'industrie minière

Rouyn-Noranda, le 17 novembre 2006 — Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et les partenaires industriels renouvellent leur confiance envers la Chaire industrielle CRSNG-Polytechnique-UQAT en environnement et en gestion des rejets miniers. Ils y injecteront 3,25 M $ au cours des cinq prochaines années. De plus, les compagnies minières Agnico-Eagle ltée, Barrick Gold Corporation, Rio-Algom-BHP-Billiton, Xstrata inc., QIT Rio Tinto et les consultants spécialisés Golder associés et SNC-Lavalin se sont engagés à verser 1,625 M$ en cinq ans pour soutenir la Chaire.

Enfin, en plus des 900 K$ versés par le gouvernement du Québec dans le cadre de la phase I, la Chaire pourra compter cette année sur une contribution financière de 80 K$ provenant du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF). Pour les quatre années subséquentes, un montant identique devrait être octroyé, sous réserve des disponibilités budgétaires. « L’industrie minière tant québécoise que canadienne est dynamique et fait preuve d’innovation et d’un grand sens des responsabilités. Le secteur minier est un secteur d’avenir et le Québec peut être fier de ses réalisations ici et ailleurs dans le monde. L’industrie minière est un employeur important au Québec, surtout dans les régions. Le défi du renouvellement de la main-d’œuvre est crucial pour combler les dizaines de milliers d’emplois dont l’industrie minière a besoin et les travaux de la Chaire permettent d’atteindre cet objectif. Ça ne peut être que bénéfique pour l’avenir du secteur minier et je suis heureux que mon ministère y soit associé », a affirmé le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Pierre Corbeil.

Les professeurs Michel Aubertin et Bruno Bussière et leur équipe ont obtenu en quelques années seulement une reconnaissance internationale de leur expertise en environnement minier. La rectrice de l'UQAT, Johanne Jean, a tenu à en faire ressortir les impacts : « L'industrie minière est intimement liée non seulement à la vie économique et sociale des régions, mais à celle de l'ensemble du Québec, car elle contribue directement à sa richesse. Grâce à la Chaire, l'Abitibi-Témiscamingue, coeur de l'industrie au Québec, continue d'y jouer un rôle essentiel. Cette Chaire, tout comme plusieurs autres en mines et en foresterie, illustre fort bien la préoccupation de l'UQAT d'inscrire l'environnement au sein même du développement économique. » « D'ailleurs, a-t-elle poursuivi, depuis 1980 tous les plans de développement de l'Université accordent une priorité à l'enseignement et à la recherche dans le secteur minier. »

Pour sa part, le directeur général de l'École Polytechnique, Robert L. Papineau a déclaré : « Nous sommes ravis de cette association entre Polytechnique et l’UQAT. L’alliance de nos expertises communes renforcée par l’appui de nos partenaires industriels et gouvernementaux contribue à positionner le Québec comme chef de file de l’industrie sur le plan mondial. En effet, le Québec est reconnu internationalement comme un centre d’excellence dans le secteur minier en raison de l’engagement de cette industrie dans des pratiques responsables en environnement, le développement technologique et la qualité de ses ressources humaines. »

Depuis sa mise sur pied en 2001, les travaux réalisés par la Chaire, en partenariat avec plusieurs entreprises minières et bureaux de génie-conseil, ont mené à de grandes avancées scientifiques. Des progrès importants ont par exemple été réalisés au niveau de la caractérisation des rejets miniers, de la modélisation numérique des processus d’échange et du développement des solutions plus avantageuses pour la gestion des rejets solides et liquides, tant du point de vue environnemental que technologique et financier. La phase II, dont le financement est annoncé aujourd'hui, permettra la réalisation de huit projets : amélioration des modes d'entreposage des résidus miniers, configuration optimale des haldes à stériles, disposition des rejets dans les excavations minières, propriétés des boues de traitement du drainage acide, utilisation des rejets miniers prédiction de la qualité de l'eau, évaluation des systèmes de recouvrement et systèmes de traitement passifs.

L’industrie minière connaît actuellement une période faste. Pourtant, malgré des perspectives reluisantes, les carrières dans l’industrie minière restent méconnues et font l’objet de perceptions souvent erronées et rétrogrades, qui ont peu de lien avec la réalité de cette industrie où la haute technologie et la protection de l’environnement sont mises à l’avant-plan. En renouvelant leur appui financier à cette Chaire, les partenaires industriels souhaitent ainsi contribuer au rayonnement de l’industrie et aux nouvelles percées technologiques qui permettront d’affirmer haut et fort que cette industrie est résolument moderne et en pleine santé.

— 30 —

Source :

Bernard Pelletier
Responsable de l’information et des affaires publiques
819 762-0971 poste 2222

Programme uqat.ca/photopresse/chairemine à compter de 13 h 30 le 20 novembre 2006

Mise à jour : 24 août 2016