Communiqué de presse

De gros impacts pour de petites plantes!

Rouyn-Noranda, 29 mai 2006 — Dans sa thèse de doctorat en sciences de l’environnement à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), la chercheuse Nicole Fenton a soutenu aujourd’hui que les mousses, malgré leur petite taille, ont un impact important sur les forêts. Sa thèse s’intitule « Le rôle des bryophytes (mousses) dans les mécanismes d’entourbement des forêts d’épinettes noires de la ceinture d’argile du Québec et de l’Ontario. » Mme Fenton éclaire ainsi une dimension particulière de la dynamique de la forêt boréale canadienne.

Essentiellement, les mousses en s’accumulant transforment le sol forestier en tourbière. Elles jouent de plus le rôle d’une éponge qui élève le niveau de la nappe phréatique. « Le milieu devient ainsi de moins en moins propice à la pousse des arbres, d’affirmer la nouvelle docteure, et la forêt laisse sa place aux tourbières caractéristiques de la ceinture d’argile du Québec et de l’Ontario ». Pour enrayer le phénomène, il faut au moment de la coupe employer des méthodes qui ralentiront l’accumulation de sol organique. Il suffirait, par exemple, de planter des peupliers.

Mme Fenton a obtenu sa maîtrise en biologie de l’University of New Brunswick, Saint John en 2001. En collaboration avec d’autres chercheurs, elle a déjà publié plusieurs articles sur le problème dans des revues scientifiques.

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Source :

Bernard Pelletier
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Photos à www.uqat.ca/photopresse/fenton

Mise à jour : 24 août 2016