Communiqué de presse

Les CPRS ne sont pas une panacée

Rouyn-Noranda, 9 juin 2005 — Les coupes avec protection de la régénération et des sols (CPRS) ne conviennent pas à toutes les situations. C’est ce qu’a avancé M. Nicolas Lecomte dans la thèse qu’il a soutenue avec succès pour obtenir son doctorat en sciences de l’environnement de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT).

Le nouveau docteur a, en effet, constaté que, dans son secteur d’études au nord de La Sarre, la productivité forestière diminue quand la couche de matière organique atteint de 60 à 80 centimètres d’épaisseur. Or, les CPRS ont pour objectif de protéger le sol organique au moment des coupes. Elles ne seraient donc pas indiquées dans la situation que décrit l’étude.

M. Lecomte en est arrivé à cette conclusion en étudiant les impacts des incendies de forêt selon leur intensité. Un incendie sévère entraîne un recrutement massif de semis et une régénération rapide tandis qu’un incendie plus superficiel produit une régénération faible. On constate aussi que les peuplements denses et productifs deviennent de plus en plus rares.

Il en conclut que les CPRS ne sont pas toujours indiquées et qu’il conviendrait mieux dans certains cas tenter de reproduire les conditions d’un incendie sévère soit par brûlis ou par enlèvement de la couche organique.

M. Nicolas Lecomte est la deuxième personne à obtenir un doctorat de l’UQAT en sciences de l’environnement. Originaire de Toronto, la qualité de l’équipe de recherche l’a attiré à l’UQAT. Il souhaitait de plus poursuivre ses études en français et dans une région plutôt que dans un grand centre urbain. Il s’est installé en Abitibi-Témiscamingue en 1999.

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Bernard Pelletier
Responsable de l'information et des affaires publiques
UQAT
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Mise à jour : 24 août 2016