Communiqué de presse

Des composites bois-polymère plus stables grâce à un doctorant de l'UQAT

Rouyn-Noranda, jeudi 25 mai 2017 – Certaines applications des composites bois-polymère (CBP) ne peuvent pas tolérer un changement de dimension. C'est le cas par exemple des fenêtres et des portes. Pour pallier ce besoin de stabilité dimensionnelle, le doctorant en sciences de l'environnement à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Mourad Saddem, a démontré que la modification chimique des fibres de bois permet d'améliorer, entre autres, la stabilité dimensionnelle des CBP.

En effet, lors de la soutenance de sa thèse qui avait lieu le 24 mai au campus de l'UQAT à Rouyn-Noranda, M. Saddem a présenté son étude portant sur l'effet de la variabilité de la fibre de bois sur les procédés de mise en forme et les propriétés des CBP. L'effet de la nature des fibres sur le procédé de mise en forme des CBP est un sujet peu étudié à ce jour. L'étude de M. Saddem a démontré entre autres que la mise en forme varie en fonction de la nature de la fibre utilisée (essence, bois, écorce). Par conséquent, il faut ajuster les procédés de mise en fonction de la fibre utilisée. Grâce à une approche originale et innovante permettant de simuler la valorisation du plastique recyclé pour la production de CBP, les travaux de M. Saddem ont permis d'optimiser les procédés de mise en forme des CBP en fonction de la nature de la fibre de bois et le type de polymère.

Par ailleurs, les CBP, qui sont reconnus comme un matériau pouvant tirer profit des caractéristiques avantageuses du bois et du plastique, est encore sensible à l'humidité à cause de la présence de fibres de bois pour être utilisé pour plusieurs applications ou les changements dimensionnels ne sont pas tolérés. « J'ai étudié l'effet du traitement chimique de la fibre de bois sur l'hydrophobicité des composites, soit sa capacité à repousser l'eau, en utilisant différentes approches dont les mesures de l'angle de contact, la chimie de surface et l'absorption d'eau. J'ai ainsi pu démontrer comment la modification chimique des fibres de bois permettait d'améliorer les propriétés mécaniques, notamment une meilleure flexibilité des fibres et comment, la stabilité dimensionnelle pouvait être améliorée, soit par une meilleure aptitude aux effets de mouillance », mentionne le doctorant.

Intitulée « Étude des effets de la variabilité de la fibre et de la matrice sur les propriétés des composites bois-polymère », la thèse de M. Saddem fut réalisée sous la direction du professeur Ahmed Koubaa, ing. f., Ph. D., de l'Institut de recherche sur les forêts de l'UQAT et sous la codirection du professeur Bernard Riedl, Ph. D., de l'Université Laval.

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Source :
Nathalie Cossette, agente d'information
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Mise à jour : 24 août 2016