Moi! À l’université?…WOAAAAAAAAAAAAAAH!
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Voilà! C’est ma réaction. Pour un autodidacte avec plus de 20 ans d’expérience en travail de rue, plein d’histoires vécues, et des tergiversations à n’en plus finir, c’est tout un accomplissement. J’y pense depuis 15 ans. Je devrais dire qu’on m’y fait penser depuis tout ce temps. À chaque fois que j’avais à travailler avec des gens des institutions, on me vantait les mérites des études universitaires. Ça m’agaçait. J’avais l’impression qu’on ne m’évaluait pas à ma juste valeur par manque de diplôme. On ne donnait pas de crédibilité car on n’entendait pas les idées et positions que je portais. J’ai persévéré. J’ai voulu prouvé que la réussite ne passait pas nécessairement par l’école. Puis, l’organisation désormais appelé Macadam Sud, (info@macadamsud.org )a mis sur pied un service appelé «Le Troc». Un unité mobile d’intervention qu’on pourrait comparer à Pops et son «Bon Dieu dans la Rue» à Montréal. Dès lors, des stagiaires universitaires et collégiaux sont passés dans ma vie. Par leur biais, j’ai eu accès à des théories qui m’étaient jusque là totalement inconnues. Un premier essai infructueux m’a aidé à exécrer les hautes études. Un cours sur le féminisme duquel je me suis fait chassé par une kyrielle de bonnes femmes qui croyaient que «clencher» un homme dans leur cours les rendaient égales à eux. Elles avaient raison, dans le fond. Des objectifs inadaptés à l’institution ont achevé le plat. Je croyais qu’en allant à l’école, on m’enseignerait des trucs que je pourrais appliquer le soir, dans la rue. Ma déception n’avait d’égale que ma rage. Mon aversion des études s’est bien ancrée dans le fond de mon être. La perte d’emploi, les discussions avec des amis, ma soeur qui s’est acharnée ont fait que j’ai reconsidéré la chose. Mais ça me «bizounait» dans le ventre. Je me suis dit que j’étais trop vieux. 51 ans. Pfff! En plus, je me demandais comment je serais regardé par les jeunots, le personnel du service aux étudiants, le personnel enseignant. J’avais un sentiment d’échec causé par mon incapacité à me retrouver un emploi. Je pourrais vous en faire quelques billets de ces sentiments. La différence? Un changement dans ma disposition mentale. J’ai utilisé ma fierté d’autodidacte. Je me suis dit que pendant les 20 et quelques années où j’ai travaillé, j’étais fier d’avoir su apprendre en conversant avec des gens plus connaissants, en les observant. J ‘appliquerais de nouveau cette méthode que je connais bien. J’apprendrais des meilleurs. Je «vampiriserais», je tèterais dans le plus riche endroit disponible pour apprendre, l’université. Moi! À l’université! WOAAAAAAAAAAAAAAAAH!…Merci de me lire.
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J’ai lu l’article dans La Frontière vous concernant. J’ai un ami qui a complété son bacc. en travail social à l’UQAT. Il s’est confronté souvent au féminisme des prof. du département. Je lui envoie une copie de l’article et je lui demande de vous contacter. Son nom est Sébastien Reille et il est travailleur de rue à Beauport.
Merci bien Denis! Je pense que j’ai les travailleurs de rue de Beauport comme amis sur facebook, je vais regarder cela.Je te dirais franchement que je ne pense pas vivre à l’UQAT ce que j’ai vécu à UQAM du point de vue féminisme. Mettons que 20 ans après, je suis un peu mieux préparé à y faire face.
Tu pourras dire à Sébastien qu’il me ferait bien paisir de lui parler et dire aussi que je suis un suoperviseur reconnu par l’ATTRueQ…des fois qu’il voudrait se trouver une raison pour ne pas me parler…(définitivement une farce plate…mais je la ris…)
c’est intéressant! Merci!
Alain, il y a 6 – 7 ans, tu me recevais en entrevue de groupe au Carrefour, maintenant »Macadam Sud »… ta personnalité entière m’avait impressionné
… ton sens de l’humour, ta sensibilité que j’avais détecté derrière ta »carrure » (costaud!), ta parlotte »pas pincée », ta jovialité… etc… Bref, c’est drôle à dire, mais cette expérience reste un de mes meilleurs souvenirs dans mon processus de recherche d’emploi… même si j’avais pas obtenu la job au final.
…puis…
Les hasards de la vie ont fait que je t’ai croisé à quelques reprises dans le cadre de nos emplois respectifs (intervention OSBL) et toujours tu étais à l’écoute, je te sentais »rassurant », empreint de respect pour les gens (tous sans exeptions), égal à égal comme gars vs filles…etc… et plein de connaissances précieuses sur les relations humaines.
Aujourd’hui je tiens à partager avec d’autres le billet que tu as écrit sur ton blogue racontant ton »virage » de vie par l’entrée à l’Université car je te trouve courageux et humble.
Oui, vraiment, il y a de ces personnes »spéciales » que l’on croise au cours de notre vie qui nous partagent une part de leur lumière par leur ‘franche »humanité »…. personne comme toi.
Merci de nous partager ton expérience »grand homme » !
Bonne Route!
(j’ai mis un clin d’oeil, mais c’est sincère pareil!)
…et succès dans tes études
GeN
I am visiting here first time and really glad to found this blog.