Pour mille lecteurs, mille histoires différentes

Publié Par on avr 24, 2017 | 6 commentaires


Joël Pagé, auteur

Fils de foreur, jeune et fougueux, Antoine termine sa maîtrise en géophysique à un moment où, bien malgré lui, il se trouve propulsé avec sa conjointe Joëlle au centre d’une histoire aux retentissements internationaux plus grands que nature et d’un parallélisme temporel déroutant.

L’ultime trésor est une saga politicohistorique où s’enchevêtrent plusieurs intrigues universelles toujours irrésolues pour lesquelles divers intérêts – Interpol, les services secrets du Vatican – useront d’influence pour arriver à leurs fins.

De l’an 1000 à aujourd’hui, ce roman, ingénieusement ficelé, entraine le lecteur dans une odyssée où le vrai et le fictif se chevauchent stratégiquement d’un continent à l’autre avec un réalisme saisissant.

En filigrane, une histoire humaine qui transcende toutes les frontières connues se tisse au sein du duo professionnel alors que le lecteur, confronté à ce que l’homme recèle de meilleur en lui, saura y découvrir une réponse à une quête de sens.

 

Entretien avec Joël Pagé, auteur de « L’ultime Trésor ».

* * *

Qu’est-ce qui vous a amené à écrire l’ultime trésor ?

En fait, mon désir d’écrire commencera dès l’âge de 17 ans.  Ce ne sera toutefois que 28 ans plus tard, en 2010, que je me mettrai véritablement à l’œuvre.  J’aime divertir les gens, les surprendre, voire même les bousculer dans leur schèmes de pensées.  L’Ultime Trésor explore précisément tout cela.

Où puisez-vous toutes ces idées ? D’où vient l’inspiration ?

J’ai toujours été un passionné en tout, en sciences, en histoire, en géographie, en sociologie et en anthropologie.  Mes études en biochimie et mon travail dans le domaine scientifique, en environnement, mélangées à toutes mes lectures, mes expériences de voyage, de travail et de vie m’inspirent constamment.  D’innombrables faits qui sont relatés dans l’actualité médiatique nourrissent aussi en temps réel le fil de mon histoire.  Il arrive fréquemment qu’à mon réveil, une bride de mon histoire surgisse dans ma conscience alors que je me suis couché avec une interrogation précise la veille.  J’arrive donc à la conclusion que « j’écris » même à mon insu la nuit J

Pour écrire, vous inspirez-vous des livres que vous lisez ?

Il serait juste de prétendre qu’un livre a contribué, non pas à m’inspirer le contenu de L’Ultime Trésor, mais à m’encourager à passer à l’action.  En ce sens, il fut un catalyseur dans mon processus d’écriture avec un autre haut fait artistique survenu au Royaume-Uni.  Ce livre est L’apprenti millionnaire écrit par Marc Fisher.  Je suis d’ailleurs allé voir cet auteur lors d’une de ses conférences donnée à Montréal.

Une autre manifestation artistique fut aussi un catalyseur incroyable pour moi, il s’agit de la vidéo de madame Susan Boyle qui, le 11 avril 2009, à 47 ans, a interprété I dreamed a dream et a brigué au plus haut palmarès sur internet à l’émission télévisée Britain’s Got Talent.  Je me suis alors dit, à 44 ans, qu’il n’y avait pas d’âge pour commencer à réaliser son rêve !  Encore aujourd’hui, cette vidéo stimule chez-moi une très forte émotion et il ne sera donc pas surprenant de voir madame Boyle s’ajouter à monsieur Fisher dans ma préface de remerciements.

Mais la plupart du temps, ce sont de cours articles dans les journaux, des revues spécialisées ou sur internet qui m’apportent l’eau au moulin.  Par la suite, c’est mon vécu et mon imagination qui entre en action.

Où écrivez-vous ? Pour quelles raisons ?

J’ai un petit bureau secrétaire où j’écris lorsque je suis à la maison.  Sinon, s’il y a trop d’activités chez-moi, je m’exile à la bibliothèque municipale de Rouyn-Noranda.  Le hall d’accueil du Centre d’exposition attenant est souvent aussi utilisé.

Mon besoin d’écriture repose sur une volonté nette de communiquer, de divertir, de transmettre quelque chose mais surtout d’inspirer les gens, et ce, même si ceci les bouscule dans leurs valeurs.

À qui avez-vous confié votre manuscrit en premier ?

À nulle autre que ma femme Linda.  Quoi de plus normal, c’est toujours elle qui recevait au quotidien les brides d’histoire qui me venaient en tête et qui me faisaient replonger de plus belle dans l’écriture afin d’exploiter ce morceau d’inspiration matinal qui me tiraillait l’esprit.  Le manuscrit, une fois terminé, fut confié à un comité de lecture puis, par la suite, à un éditeur régional L’ABC de l’édition de Rouyn-Noranda.

Utilisez-vous des personnages réels dans votre roman ?

Absolument !  J’oserais même dire que la grande majorité des personnages sont réels, du moins ceux qui sont historiques, alors que les personnages œuvrant dans le présent sont fictifs afin de ne pas cibler qui que ce soit dans notre société.  Mais il n’y a pas que les personnages historiques qui soient réels, les lieux géographiques, les technologies anciennes et modernes, les institutions, les agences, les médias, les œuvres d’art moyenâgeuses et les écrits d’explorateurs disparus le sont tout autant.  Il en est de même des mystères dont s’inspire la trame du roman, ils sont tous réels.  Comme le roman commence en l’an 1000 et se termine aujourd’hui, c’est dire la vaste plage temporelle mise à ma disposition pour développer le roman.

Sur quels critères un manuscrit est-il retenu…ou refusé ?

Au Québec, pour une première œuvre, le pourcentage d’acceptation est malheureusement très bas, 5%.  En d’autres termes, il faut avoir immensément foi en ce que nous faisons et ne pas se laisser abattre par le 95% de refus que l’industrie sert aux premiers auteurs.  Si j’aurais un conseil à donner à quiconque en cette matière, le voici : « Foncez et voyez-vous gagnant en fin de course ».  Jamais, au grand jamais, je n’ai cédé à ce chant du cygne.  Il ne faut pas hésiter à lire, relire et relire à nouveau l’ouvrage.

De plus, quand vous vous en sentirez prêt, offrez-vous en pâture à un comité de lecture auprès de gens qui lisent abondamment, des proches, des gens en qui vous avez confiance et qui ne vous épargneront pas.  Ce baptême de feu sera difficile, vous devrez vous soumettre à la critique, mais il sera ô combien salutaire car, sachez-le, aucun éditeur à ce stade-ci n’a encore lu la moindre ligne !  Ce fut l’approche que j’ai retenue.

Que signifie pour vous l’illustration de votre première page de couverture ?

Cette splendide photographie s’est manifestée à moi lors d’une navigation par hasard sur internet.  J’aime à penser qu’il n’y a pas eu de hasard car au moment précis où je l’ai vue – tout de suite – j’ai su qu’elle deviendrait la photo couverture de mon roman.  J’ai alors pris contact avec ce célèbre photographe, Mathieu Dupuis, et nous nous sommes entendus sur les termes pour l’usage de sa magnifique photo pour le roman.  Tout cela s’est fait par l’entremise de mon éditeur.  La photo montre le Mont Chaudron durant la froidure hivernale abitibienne alors qu’en avant-plan, nous distinguons une petite tente d’hiver éclairée au crépuscule.  La symbolique de cette photo se voit révélée au lecteur au fur et à mesure de sa lecture.

Quelle est la phase la plus difficile dans l’écriture d’un roman ?

Pour ma part, le plus difficile fut de maintenir un rythme constant d’écriture.  Trois séquences d’écriture intense, entrecoupées de deux plages d’arrêt, se sont manifestées durant la rédaction de L’Ultime Trésor.  Toutefois, quand les redémarrages survenaient, ils étaient foudroyants.  L’inspiration et la motivation revenaient en crescendo.

Comment êtes-vous arrivé à choisir ce titre pour votre roman ?

Dès le début.  Je connaissais déjà la trame de mon histoire, je savais aussi comment elle se terminait de sorte que le titre s’est imposé de lui-même.

Qu’aimeriez-vous dire à vos futurs lecteurs ?

Aussi trivial que cela puisse paraitre, j’aimerais leur dire que ce roman fut écrit pour nul autre qu’eux.  Ce thriller se déroule véritablement en Abitibi mais il interpelle des intrigues et des valeurs universelles. Il est en ce sens « planétaire ».

L’Ultime Trésor est un roman à plusieurs niveaux écrit par un auteur qui s’assume et qui plaira assurément à tout lecteur.  D’ailleurs, la puissance de ce roman réside dans le fait que chaque lecteur ne lira pas la même histoire car, retranché dans ses derniers remparts, celui-ci sera confronté à ses valeurs et ce qu’il croit être véritablement.

 Et la vôtre, votre lecture du roman, quelle sera-t-elle ?

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6 Commentaires

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  6. Une bien belle histoire humaine ! Bonne continuation.

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