Politique familiale à l’université

Publié Par on avr 4, 2017 | 1 commentaire


je-suis-parent2Les parents aux études comptent pour environ 25% de la population étudiante du Québec. Il y a donc 1 personne sur 4 qui doit gérer sa marmaille tout en continuant d’étudier. On parle beaucoup de conciliation travail/famille mais on entend rarement parler de conciliation étude/famille.

 

Vous avez peut être entendu parler d’une association de parents-étudiants de l’université Laval qui travaille depuis plusieurs mois sur la création d’une politique familiale destinée aux études. Ils ont dévoilé le 31 mars dernier l’ébauche de ce projet où ils ont émis dix recommandations destinées à construire un cadre formel de politique familiale aux études dans leur université. Il n’y a aucune politique familiale dans les universités du Québec présentement. Ce type de politique ne devrait pas seulement être appliqué dans un établissement mais s’étendre à toutes les institutions du Québec car plusieurs problèmes des parents-étudiants se retrouvent un peu partout en province.

Parmi les suggestions avancées, ils demandent d’autoriser des congés volontaires de maternité de 6 sessions maximum ou de paternités de 3 sessions maximum sans  désinscription au programme d’étude.

Ils proposent également que les accommodements soient possibles lorsque l’étudiant doit manquer ses cours ou ses examens pour des raisons familiales. Il y a des professeurs qui vont accepter de reporter des examens, et d’autres qui vont refuser et faire échouer l’étudiant. L’absence d’un cours pour cause de maladie se gère au cas par cas, selon le bon vouloir des directions de programme ou des professeurs. Une politique viendrait uniformiser le tout.

Il recommande aussi, entre autre, l’installation de salles d’allaitement, de table à langer dans les salles de bain et que des chaises hautes soient disponibles dans les cafétérias. Ils parlent également de service de garde adaptés à la réalité des parents-étudiants et incluant des services de garde ponctuels sous forme de halte-garderie.

L’octroi d’un statut à temps plein pour les parents-étudiants à temps partiel, leur donnant accès aux mêmes avantages que les étudiants à 12 crédits et plus est également un point important.

Le but ultime d’une politique familiale destinée aux études serait d’améliorer les conditions de vie des parents-étudiants et de leurs enfants. Étant moi-même mère de 4 enfants, je suis d’accord sur le fait qu’être parent et aux études demande des ajustements et qu’une politique de ce genre aiderait grandement plusieurs personnes à poursuivre des études en meilleur harmonie avec leur responsabilité familiale. Notre statut doit enfin être reconnue et adapté à notre réalité.

 

Et vous, croyez-vous qu’une politique familiale comme celle proposée devrait être implanté dans les universités du Québec ?

 

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1 commentaire

  1. Je pense effectivement qu’une telle politique familiale devrait être instaurée dans les universités. Lorsque j’étais étudiante (en France) il y avait une crèche, et rien que ça aidait beaucoup une amie, qui habitait juste à côté du campus, et n’avait qu’à déposer sa petite avant d’aller en cours et elle récupérait une fois les cours finis. Même si je pense que les parents/étudiants ne sont pas une majorité, ils sont tout de même nombreux, et devraient pouvoir disposer d’un traitement aménagé.

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