À bout de souffle

Publié Par on mar 6, 2017 | 1 commentaire


Bout-de-souffle

Avec le gouvernement libéral actuellement au pouvoir, je sens mon Québec à bout de souffle. J’ose espérer que nous réussirons tous ensemble à gagner cette course qui me semble interminable. L’austérité du gouvernement Couillard me préoccupe davantage : comment pouvons-nous arriver en tant que province à prioriser un équilibre budgétaire au détriment de la qualité de vie de sa propre population ? Les problèmes sociaux s’accumulent et s’intensifient. Les structures sociales sont évidemment atteintes et chambranles à la moindre décision prise par notre gouvernement libéral. Conséquence, une droite dévastatrice aux services rendus à la population. C’est à se demander si l’État québécois respecte véritablement la condition sociale des citoyens et citoyennes. La fragilisation de l’État-providence est bien apparente. Qu’en est-il pour nos organisations publiques de santé et de services sociaux ?

Les compressions budgétaires forcent nos organisations publiques de santé et de services sociaux à continuellement s’adapter en diminuant en autre le nombre d’intervenants pour dispenser les soins. À titre d’exemple, il est démontré que la population québécoise est de plus en plus vieillissante. De ce fait, les intervenants doivent composer avec une augmentation de la clientèle âgée aux prises avec différentes incapacités. Ont-ils tous le temps de répondre adéquatement aux besoins de cette clientèle ? C’est à se demander si prochainement, nous perdrons l’essence même de cette relation d’aide en oubliant, malgré nos propres valeurs l’importance d’assurer une qualité dans les soins donnés. Est-il normal de dénaturer le travail d’un intervenant et ainsi, le confronter à un souci de performance ? De manière inévitable, les délais de traitements dans les dossiers se feront ressentir dans l’ensemble du réseau de la santé. C’est un enjeu fondamental pour les intervenants sociaux. La base même de cette relation d’aide se transformera d’ici peu en une obligation d’agir rapidement pour assurer une réponse à l’ensemble des dossiers en attentes. Qu’en est-il pour la santé physique et psychologique de l’intervenant ? Créerons-nous de nouveaux « malades » ?

L’État-providence n’a-t-il pas un rôle crucial à jouer afin d’assurer le bien-être de sa population ? À l’heure actuelle, le désengagement de l’État vis-à-vis les services rendus aux Québécois et Québécoises est alarmant. En toute évidence, que pouvons-nous véritablement penser de cette privatisation des services comme « solution miracle » annoncée par notre ministre de la Santé et des Services sociaux ? Personnellement, j’ai cette impression que le gouvernement libéral tente de nous faire croire que notre système de santé publique actuel est inefficient et d’une lenteur extrême. Pour pallier à cette situation, il nous propose de nous rendre au privé afin de bénéficier d’une façon beaucoup plus rapide aux différents services. Voilà un bel exemple de l’idéologie de droite, prônant l’importance de se dégager des protections sociales pour s’en remettre qu’à l’entreprise privée. Après tout, la performance y est ! Assurément, en suivant cette émergence de plus en plus populaire, je crois fortement que nous observerons d’ici peu une stratification des classes sociales s’enraciner davantage au Québec. En fait, croyez-vous fermement qu’un assisté social sera en mesure de défrayer quand bon lui semble le coût d’une résonnance magnétique au privé ?

Les inégalités sociales sont bien présentes. Elles le sont partout et tendent à se multiplier à une vitesse folle. Réellement, les compressions budgétaires affectent de plein fouet les Québécois et Québécoises les plus pauvres de la société. La pauvreté est multidimensionnelle. L’accès aux services n’est plus le même. La marchandisation de l’individu apparaît comme un concept primordial pour le libéralisme afin de « performer », « exceller » et « progresser ». Est-ce réellement la meilleure solution ?

L’atteinte de l’équilibre budgétaire de monsieur Couillard n’est qu’un prétexte pour compresser au maximum les fonds dans les piliers fondamentaux de notre Québec, tels l’éducation, les organismes à but non lucratif et notre système public de santé et de services sociaux. L’idéologie de droite me fait prendre conscience que la privatisation, la compétition et l’économie sont d’abord la priorité de notre gouvernement libéral. N’est-ce pas de prioriser avant tout la rentabilité et la productivité au détriment des valeurs humaines ?

 L’ensemble de nos institutions sont ébranlées. La Québec lui, est en train de perdre l’un des combats les plus importants de sa vie.

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