Avec un oeil extérieur

Publié Par on déc 1, 2016 | 2 commentaires


Plus le temps passe et plus je peux observer des différences entre mon pays d’origine, la France et le Québec. Je ne pensais pas faire un article basé essentiellement sur mon ressenti en tant qu’expatriée, mais les rencontres que j’ai pu faire m’ont permis de changer d’avis afin d’en faire part.

 

Le contact

Il est vrai que l’accent me trahit rapidement et vient alors, de manière très récurrente des questions spontanées sur mon origine, la raison de mon déplacement et sur mon adaptation. Ces questions et cet abord pourtant très simples provoquent de nombreux ressentis en tant qu’étranger.
L’avenance, l’intérêt, la curiosité de la différence et la prévenance sont alors des qualités se démarquant vite de ce pays. Alors pour répondre à ces personnes et peut-être à d’autres se posant la question, voilà plusieurs réponses que j’ai pu donner sur cette expérience.

 

« Humaine »

Spontanément, c’est vraiment cette qualité qui se démarque le plus dans mon voyage au Québec. Cette dimension est plus perceptible ici par de nombreuses façons.
Tout d’abord, les gens sont en apparence de bonne humeur et ont une approche plus chaleureuse. Lorsque l’on nous souhaite un allo, il arrive souvent que l’on nous demande si nous allons bien. J’ai tout d’abord été prise au dépourvu par cette attention, car nous avons pour habitude de souhaiter un « bonjour » de manière plus formelle sans réellement prendre le temps de savoir si notre interlocuteur va bien.
J’ai aussi ressenti cette prise en compte de l’aspect social lors de notre intégration à l’université par la présentation des différents corps de l’école. Des personnes sont là pour nous aider dans divers domaines personnels comme les études, les finances, ou la famille. En prenant la parole, ces personnes parlaient aussi de valeurs qui leur étaient chères. Cette rentrée a beaucoup contrasté avec mes débuts d’études en médecine en France. Là-bas, nous n’avions pas un seul mot venant du doyen de la faculté ou du corps enseignant et nous commencions directement nos cours sans présentation préalable de la vie à l’école. Ici, notre semaine de prérentrée nous a permis de nous découvrir les uns les autres avec des moments dédiés à cela avec des repas à thèmes et des jeux.
Nous avons aussi une communication de manière régulière sur tout ce qui se passe à l’école ce qu’il permet de garder de l’information sur les différentes actions proposées comme des ateliers, des conférences et des marchés.
L’université tient une véritable place au Québec alors qu’en France, il s’agit plus simplement d’un lieu pour suivre des cours. Elle se rapproche ici d’un microcosme de vie avec de l’espace à notre disposition pour étudier, des parties communes pour se détendre comme le bistrot ou des infrastructures pour le sport. Avec son ouverture 24h sur 24, il est souvent possible de trouver du monde à n’importe quelle heure ce qu’il n’enlève rien à son côté accueillant !

 

Y fait fret !
Alors, le froid…Il fut longtemps le sujet de toutes les préoccupations. Pour l’instant, l’hiver reste assez doux, mais je guette la tombée du thermomètre jusqu’au fameux -40 ! Habillé correctement, on a la sensation d’être à la montagne dans nos Alpes.

 

Et… la nourriture
J’éprouve tout de même un manque pour la gastronomie française comme le fromage et la charcuterie avec le fameux saucisson, les lardons et le Reblochon de Savoie (sans oublier la pâtisserie de maman !).

Mais j’attends encore de découvrir la gastronomie québécoise, car l’emploi du temps d’étudiant ne me laisse pas encore le temps de me pencher sur la question. Les fêtes arrivent bientôt avec du temps pour découvrir de nouvelles saveurs.
Des plats à conseiller ?

 

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2 Commentaires

  1. Kevin Black

    SI tu peux te trouver un ami qui te fera découvrir la viande de gibier autour d’une bonne raclette (version québécoise) avec plein de fromages du Québec, tu oublieras peut-être pendant quelques temps les fromages et les bonnes charcuteries françaises!

  2. Si ce n’est pas brun, ce n’est pas un plat traditionnel québécois

    Exemples : poutine, tarte au sucre, pudding chômeur, ragoût de boulettes

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