J’ai eu la chance il y a peu de temps d’avoir une discussion des plus enrichissantes avec des amis à propos justement de notre amitié et de l’amitié en général. Puisqu’il est sûr à présent que vous, chers lecteurs et moi-même formeront une amitié sous contrat pendant au moins quatre mois, il me semble opportun de vous faire part de ma réflexion à ce sujet :p
On a tous connu ça : au début de l’été, on promet aux amis avec lesquels on a passé l’année sur les bancs de l’école de ne pas les perdre de vue, de les appeler tous les deux jours, de leur écrire des cartes postales de tous les endroits où on ira (rappelez-vous le temps où Facebook ne faisait même pas partie de votre vocabulaire). Puis on part en vacances avec les parents, on passe du temps avec d’autres amis et à la rentrée on n’a pas revu la moitié de ceux à qui on avait fait tant de promesses … Non limité aux bornes de l’école – la colonie de vacances est l’exemple le plus flagrant du fournisseur d’amis à usage unique – ce scénario peut se répéter un bon nombre de fois avant qu’on trouve « sa gang », vous savez, ce genre de personnes avec lesquelles vous vous tenez depuis des années et dont vous savez que c’est pour un bout de temps encore. Car la relation d’amitié forte a bon nombre de points communs avec la relation amoureuse, si ce n’est qu’elle n’implique ni l’exclusivité du partenaire (quoi que parfois …), ni l’obligation de fréquentation régulière. Vous pouvez très bien passer des semaines voire des mois sans donner ni recevoir signe de vie, vous savez qu’au moment de votre prochaine rencontre, rien n’aura changé. Vous évoluez ensemble, si bien que vous vous retrouvez dans les mêmes opinions au même moment et sans consultation préalable. Vous avez passé un bout de temps à l’école ensemble et même si souvent les trajectoires initiales sont totalement différentes, il y a toujours un moment où pour vous les droites parallèles finissent par se croiser.
Et puis parfois on tire trop sur la corde, on perd l’envie même de se revoir et quand on se recroise dans un restaurant quinze ans plus tard, on se rappelle nos souvenirs mutuels et on se promet de se rappeler « pour organiser une bouffe avec les vieux copains un de ces quatre », faisant ainsi passer ses vieux vrais amis d’avant en amis à usage unique d’aujourd’hui – cette situation étant toutefois à mettre en opposition avec celle où, par manque de temps, vous rentrez chez vous sans avoir vu tous ceux que vous vouliez voir, comprenne qui pourra
Merci d’avoir lu mon premier billet sur le blogue de l’UQAT, et stay tuned comme on dit, le prochain devrait soulever les foules !





Le titre de ton article m’a incité à le lire puisque J’accorde une grande importance à l’amitié surtout la « vraie ». je suis d’accord avec ta reflexion partagée. Très bon article Flo! Merci